À Douala, la situation reste tendue autour du marché Mbopi, suite à l’interpellation de la présidente des commerçants du marché Mboppi, Mme Alice Maguedjio et deux autres par les éléments de la légion de gendarmerie de Bonanjo, suite à un litige avec la mairie de la ville les accusant d'avoir brisé les scellés illégalement apposés nuitamment sur les boutiques, demandant de payer un loyer supplémentaire qui était un droit de place payé à 4000 FCFA qui avait déjà été absorbé par la loi générale synthétique dans un marché privé.
Dans une déclaration publique, Alice Maguedjio est sortie du silence pour démentir des rumeurs faisant état de sa détention. Selon ses propos, elle a bien été convoquée par la légion de gendarmerie à la suite d’une plainte déposée par le maire de la ville, l’accusant notamment de violation de scellés. « Je me suis présentée volontairement aux autorités », a-t-elle précisé, indiquant avoir été auditionnée pendant environ une heure et demie avant d’être relâchée sous garantie. Elle affirme ne pas être en détention à ce jour, tout en reconnaissant que l’affaire reste en cours.
Au cœur du différend, une incompréhension persistante autour de la perception des droits de place dans les marchés. La responsable syndicale soutient que ces frais sont désormais intégrés dans l’impôt général synthétique, conformément à la loi de finances de décembre 2024. Elle dénonce ainsi la poursuite des recouvrements par les agents municipaux, qu’elle juge injustifiés.
Au-delà de cet incident, Alice Maguedjiou dresse un tableau préoccupant des conditions de travail au marché Mbopi. Elle évoque l’absence d’infrastructures de base telles que l’éclairage public, l’eau potable, les toilettes ou encore les dispositifs de sécurité incendie. Elle accuse également la communauté urbaine de gestion opaque, notamment en lien avec l’occupation des espaces et la vente des servitudes.
Face à ce qu’elle qualifie de « pression constante » et de « pratiques abusives », la représentante des commerçants appelle les autorités à ouvrir le dialogue et à améliorer les conditions dans ce marché stratégique de la capitale économique camerounaise.









