Actualités of Tuesday, 21 April 2026

Source: www.camerounweb.com

Affaire Aicha Kamoise : l'argent entre en jeu

Interpellation d'Aicha Kamoise Interpellation d'Aicha Kamoise

L'affaire Aicha Kamoise se poursuit avec la concernée elle-même qui se trouve toujours entre les mains des autorités policières. L'actrice a refusé de présenter ses excuses au plaignant pour se faire libérer. Le coach Thierry Pat a une idée de tout cela qu'il partage avec sa communauté.

J'ai attendu pour voir un peu plus clair avant de donner mon avis. D'après ce que j'ai lu, lors de la dernière édition de la Coupe d'Afrique des nations de football, Aicha aurait affirmé que la web TV qui a porté plainte contre elle gagnerait peut-être à diversifier ses ambassadeurs pour toucher un public plus large.

Ce qui selon moi implique indirectement que les influenceurs recrutés par la chaîne n'étaient pas assez bons/pas assez importants. Cela peut vexer les personnes concernées, mais ce n'est pas automatiquement du dénigrement. Ses paroles n'étaient pas assez graves pour justifier une plainte et une présentation devant un juge.

Comme le dit cette citation de Bernard de Clairvaux, le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions. Aicha Kamoise a cru bien faire sans savoir que le résultat de son analyse allait se retourner contre elle.

S'ils lui reprochent ce message, alors ce n'est plus seulement une question d'opinion : c'est aussi un rapport de force et d'image. Selon moi, les dirigeants de la web TV dramatisent pour créer de l'engagement. Car le buzz généré par cette affaire sert également à accroître l'audience de la chaîne.

Les conseils d'Aicha Kamoise peuvent lui faire écrire une lettre comme suit : « La critique d'un choix de communication n'est pas un dénigrement. C'était un avis sur votre stratégie de promotion, pas une attaque contre votre média ni contre vos partenaires. J'ai exprimé une opinion marketing. Si la formulation a été mal interprétée, ce n'était pas mon intention. Je respecte votre travail ».

Si malgré tout cela, on lui demande de s'excuser ou de signer des engagements, cela montre tout simplement qu'on veut l'humilier et lui enlever son droit le plus élémentaire qui est sa liberté de penser. Le responsable de la chaîne ne combat pas les propos de la blogueuse, il combat ce qu'il croit qu'ils signifient sur sa valeur personnelle. Quand la puissance financière sert à réduire au silence plutôt qu'à débattre, on parle souvent de museler la critique.