« Un tyran obséquieux avec les puissants, mais absolument impitoyable avec les faibles. » Dans une tribune acerbe, JPD dresse le portrait sans concession des relations entre Paul Biya et les présidents français. De Jacques Chirac, avec qui il entretenait une « cordialité frisant la camaraderie », à Nicolas Sarkozy, qu'il qualifie de « nabot hongrois » venu faire la manche au Cameroun, l'auteur dénonce la « tétanisation » des chefs d'État africains face aux anciens dirigeants occidentaux revenus quémander des faveurs.
Un tyran obséquieux avec les puissants, mais absolument impitoyables avec les faibles!
Paul Biya , entretenait avec Jacques Chirac,de six semaines son aîné, des relations empruntes d'une cordialité frisant la camaraderie. Les deux hommes se connaissaient depuis 1975, lorsque l'un et l'autre, étaient Premiers ministres dans leurs pays respectifs.
Avec Nicolas Sarkozy, les relations étaient carrément glaciales. Le chef Gaulois, n'avait jamais pardonné à son homologue camerounais, son tropisme pour Laurent Gbagbo,sa bête noire. Et pour ne pas faciliter les choses, le président camerounais s'était attaché les services de la communicante Patricia Balme , ancienne amie de Sarko, mais en délicatesse avec Alassane Ouattara. Ce qui équivalait à un péché mortel.
L'alors président français , qui avait visité la presque quasi-totalité des pays de la région. ( Gabon, Congo, RDC, Tchad...) ne songeait même pas de faire un escale au pays des crevettes.
Il était de notoriété publique , que Paul Biya avait dans les années 1990, éprouvé une faiblesse pour Charles Pasqua, ancien ministre de l'intérieur à qui Sarko avait soufflé la mairie de Neuilly aux narines et la barbe. D'origine corse, il avait entrainé dans sa suite au pays des Lions Indomptables, tout un aréopage de la maffia corse, comme le patron du PMUC.
Au plus fort des infortunes de Laurent Gbagbo, dont le moindre n'est pas son transfèrement illégal à la CPI, plusieurs personnes de bonne facture, ont rapporté avoir entendu Sarkozy dire de manière implicite , qu'il allait " dégommer" le président camerounais. Propos textuellement rapportés à l'intéressé par le défunt patron de Jeune Afrique.
L'Afrique dont Nicolas Sarkozy, à Dakar , disait imprudemment qu'elle "n'était pas suffisamment entrée dans l'histoire", apparait comme un terrain de prédation de toute la " racaille" qui vient y chercher aventure, pour finir de la dépouiller et dépecer de toute part! .
Prenez le sulfureux homme d'affaires, Vincent Bolloré qui s'est fait une fortune colossale, en saignant et fourrant l'Afrique à sec. Une fois chassé du continent,il découvre soudainement comme par une révélation du Saint-Esprit, la pseudo" supériorité" de la civilisation occidentale sur celle des africains.
Nicolas Sarkozy, qui naguère , n'affichait que mépris , condescendance et dédain pour le président guinéen Alpha Conde, n'a eu aucun scrupule pour y retourner faire la manche , une fois chassé de l'Élysée comme un malpropre . Idem pour le Cameroun, dont il projetait de " dégommer" le président.
Et le drame c'est que les chefs d'Etat africains , qui semblent amnésiques et dépourvus de tout sursaut d'orgueil et d'amour-propre, sont comme tétanisés et laissent faire... Ainsi , a-t-on vu le nabot hongrois Sarkozy, en bras de chemise, monter la garde devant la suite du président camerounais , pour tenter de lui arracher de l'oseille, en échange de faire du lobbying pour sa campagne d'octobre 2025.
Patatras , dès septembre 2025, la justice s'en est mêlée et décidé de l'expédier au violon. Il attendrait certes pour effectivement coucher en taule, mais il ne pouvait plus se rendre au Cameroun. Dans les entrefaites, il était quand même parvenu à arracher au forceps , le monopole de la gestion des hors taxes , des aéroports de Douala et Yaoundé pendant dix ans, pour le e compte de son ami Lagardère.
Sans doute au Cameroun, il ne se trouve personne capable de gérer les hors taxes des aéroports!
JPD









