Les habitants de Widikum, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, affirment être contraints de rester chez eux les lundis et mardis en raison des menaces proférées par les combattants séparatistes. Ces derniers imposent un confinement, arguant que la population locale ne respecte pas les journées qu’ils ont déclarées « villes fantômes du lundi ».
Selon les informations relayées par nos confrères de TEBECK TV, la situation s'est aggravée début mars lorsque des hommes armés ont tendu une embuscade aux usagers de la route entre Batibo et Widikum, près de Tiben, incendiant des véhicules et enlevant des personnes. L'attaque a notamment visé un camion d'une valeur d'environ 45 millions de FCFA.
Le confinement a eu un impact considérable sur la vie quotidienne : les habitants ne peuvent plus se rendre dans les fermes, les commerces sont en difficulté et les enfants ne vont plus à l'école. La situation a pris une tournure dramatique il y a deux semaines, lorsque des hommes armés ont pris d'assaut l'école catholique de Widikum et pris six personnes en otage, les accusant d'avoir enfreint les mesures de confinement.
Le mardi 31 mars 2026, les habitants ont fait exprimé leur frustration et de leur peur, remettant en cause les agissements des combattants séparatistes.
« Comment peuvent-ils nous traiter ainsi ? Nous ne pouvons pas aller à la ferme, nous ne pouvons pas faire de commerce, nos enfants ne vont pas à l'école deux jours par semaine », a déclaré un habitant.
Avec peu de véhicules et de vélos qui s'aventurent dehors, la région reste largement paralysée, et on ne sait pas quand le confinement de mardi sera levé.









