Actualités of Tuesday, 10 February 2026

Source: www.camerounweb.com

Sous le feu des critiques: Issa Tchiroma dos au mur

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Dans un récent commentaire, l'analyste Ben Modo a fustigé le silence post-lectoral d'Issa Tchiroma, l'accusant d'abandonner ses partisans et de perdre de l'influence. Mais cette critique interroge : Ben Modo fait-il preuve de naïveté face aux réalités politiques et sécuritaires du Cameroun ? Alors que certains estiment que la retenue de Tchiroma vise à éviter l'escalade violente, d’autres dénoncent une paralysie de l’opposition. Un débat qui révèle les profondes divisions sur la stratégie à adopter après une présidentielle contestée.




Ben Modo critique Issa Tchiroma pour son silence post-électoral, mais n’est-il pas naïf face aux réalités du Cameroun ?

L’analyste politique Ben Modo a vivement critiqué Issa Tchiroma Bakary, que de nombreux partisans considèrent comme le vainqueur de l’élection présidentielle camerounaise du 12 octobre 2025. Mais la question se pose de savoir si Ben Modo n’est pas naïf face aux réalités pratiques du Cameroun.

Ben Modo accuse Issa Tchiroma d’être resté silencieux après l’élection et d’avoir abandonné ceux qui l’ont soutenu. Il affirme que Tchiroma est politiquement « paralysé » et soutient que des conseillers proches de lui savent que son influence s’affaiblit, mais refusent de dire la vérité au public.
Ben Modo a également réitéré des affirmations sur la possible création d’un groupe armé pour défendre la victoire de Tchiroma. Cependant, de nombreux observateurs estiment que cette idée ne reflète pas la réalité sur le terrain.
Selon les critiques, Issa Tchiroma a bénéficié du soutien de millions de Camerounais issus de différentes régions, ce qui rend floue la question de savoir contre qui un tel groupe armé se battrait réellement. Ils soulignent aussi que la mise en place d’un mouvement armé serait coûteuse et n’offrirait aucune garantie de transition politique.

D’autres rappellent l’expérience du Cameroun dans la crise anglophone, où le conflit armé n’a pas permis de résoudre les problèmes politiques, mais a plutôt entraîné de lourdes pertes humaines. Avec plus de 65 morts et des milliers de personnes affectées lors de violences politiques passées, certains estiment que le refus d’Issa Tchiroma de pousser ses partisans à la confrontation montre qu’il cherche à protéger sa base plutôt qu’à l’utiliser pour atteindre le pouvoir.

Ce débat met en lumière les divisions croissantes au sein de l’opposition camerounaise sur la question de savoir si le changement politique doit passer par la pression ou par la retenue après cette élection contestée.
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