Depuis l'accident survenu le 1er Février 2026 sur la rivière Dja par Nlobesse'e, la route a été complètement coupée entre les deux arrondissements Meyomessala et Bengbis. Ces deux arrondissements entretiennent pourtant des échanges commerciaux.
Jusqu'à présent aucune information n'a été faite ni par les autorités administratives, ni par les élites politiques du département de Dja et Lobo encore moins par la société SOCODEC auteur de l'accident.
Résultat ? Une économie à l’arrêt, des camions de vivres bloqués et des populations qui se regardent désormais d’une rive à l’autre, impuissantes.
Dix jours après le sinistre, le constat est amer : zéro réaction. Ni les autorités administratives, ni les élites politiques n'ont daigné lever le petit doigt. Ce mutisme est d'autant plus incompréhensible que cet axe est le poumon économique du département. « L’hémorragie est totale et il est urgent de poser un garrot », s'indigne un habitant face à l'absence de solution de secours.
Comme si la rupture physique ne suffisait pas, le numérique a lui aussi jeté l'éponge. Dans de vastes zones de l'arrondissement, les téléphones ne servent plus qu'à donner l'heure. Orange, MTN, Nexttel, Camtel : les géants des télécoms brillent par leur absence, transformant le village natal du Chef de l'État en une vaste "zone d'ombre" numérique.
Face à ce mépris technologique, la plateforme Meyomessala Infos a décidé de frapper fort en saisissant directement la PCA de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), Justine Difflo.
Il faut souligner que dans une lettre ouverte aux accents de cri de détresse, les populations rappellent que l’accès au réseau n'est pas une faveur, mais un droit. Entre l’impossibilité de circuler et l'incapacité d'appeler les secours, Meyomessala vit une situation de sécurité précaire qui ne peut plus durer.









