Actualités of Tuesday, 6 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Voici les trois maladies dont souffrait simultanément Clément Atangana

Le décès de Clément Atangana, premier président du Conseil constitutionnel du Cameroun, a plongé tout le monde dans une sorte de tristesse. Le défunt n'était pas irréprochable dans sa gestion des affaires, lui qu'on accusait d'être à la solde du régime de Paul Biya, mais aucun acteur de la société ne souhaitait ni ne s'attendait sa mort.

Le combat de fin de vie mené par Clément Atangana a été rude. Trois maladies en particulier lui ont pourri la vie. Elles ont fini par avoir raison de lui.

Selon l'entourage immédiat de la défunte autorité, Atangana avait le mal de diabète. Maladie caractérisée par un excès chronique de sucre dans le sang, le diabète agit comme un corrosif sur les vaisseaux sanguins. Plus le temps passe, davantage l'hyperglycémie détruit les micro-vaisseaux, notamment ceux des reins et des yeux.

Un autre mal qui rongeait l'ami de Paul Biya est l'hypertension artérielle, correspondant à une pression trop élevée du sang contre les parois des artères. Cette force excessive fatigue le cœur et durcit les vaisseaux sanguins, empêchant une filtration correcte du sang par les organes vitaux.

Enfin, la troisième maladie qui n'a jamais laissé tranquille Clément Atangana est l'insuffisance rénale chronique. Souvent la conséquence directe des deux premières, elle se traduit par la perte progressive et irréversible de la capacité des reins à filtrer les déchets du sang et à éliminer l'excès d'eau.

Ces pathologies combinées ont représenté un épuisement progressif de l'organisme, où chaque traitement médical tentait de maintenir un équilibre biologique de plus en plus précaire. Finalement, l'un des visages les plus respectés du pays a fini par rendre l'âme le dimanche 4 octobre 2026 à l'hôpital américain de Paris, à l'âge de 85 ans.

Atangana mort, c'est l'occasion de raconter une anecdote : le choc face à Maurice Kamto. Il remonte au contentieux post-électoral de la présidentielle d'octobre 2018. Face aux recours introduits par l'opposant, qui contestait la victoire de Paul Biya, l'audience devant le Conseil constitutionnel s'était transformée en un véritable feuilleton retransmis en direct à la télévision.

Alors que les débats s'envenimaient et que la tension était maximale, Clément Atangana est resté célèbre pour son calme olympien, presque imperturbable. L'anecdote réside dans sa décision stricte de refuser fermement de redonner la parole à Maurice Kamto lors d'un échange tendu. Face aux avocats de l'opposition qui plaidaient avec passion, Atangana a simplement pris des notes sans sourciller, rejeté les requêtes en un mot (« irrecevable »). Ce moment a marqué l'histoire politique du pays en montrant que son verdict restait sans appel.