Actualités of Tuesday, 6 October 2026

Source: www.camerounweb.com

ÉPERVIER : Martin Mbarga Nguele et son petit-fils aux portes du TCS

Le TCS est invité à enquêter sur ces allégations Le TCS est invité à enquêter sur ces allégations

Des irrégularités sont remarquées dans l’attribution et l’exécution des marchés liés à la construction d’hôtels de police dans le cadre du Plan d’urgence triennal (PLANUT) lancé en 2014 au Cameroun. Des liens familiaux entre le DGSN Martin Mbarga Nguele et l’un des prestataires, Stéphane Dissack, son petit-fils, sont mis en cause

Quand la mafia des Mbarga Nguele s'empare des juteux marchés de construction des hôtels de police dans le cadre du fameux plan d'urgence triennal de 2014

Le constat sur la construction des hôtels de police au Cameroun est alarmant et suscite de vives interrogations.

En 2014, l'Etat du Cameroun a décidé de la mise en œuvre d'un projet PLANUT (Plan d'Urgence Triennal), qui avait pour objectif l'accélération de la croissance économique et le bien-être des populations.

La police Camerounaise était concernée par ce programme, car, les bâtiments abritant certains services de police laissaient à désirer. Il fallait donc doter la sûreté Nationale des infrastructures modernes pour améliorer l'environnement de travail des policiers. Comme sur tous les marchés publics de la DGSN, la mafia des Mbarga Nguele a vite sauté.

D'abord, dans la répartition, Martin Mbarga Nguele a réservé la part du lion à son département d'origine, le Nyong et So'o.

Le Département du Nyong et So'o a bénéficié à lui seul, en effet, de 5 hôtels de police donc 4 à Mbalmayo, chef-lieu de Département et un autre dans l'arrondissement de Nkolmetet son village.

Rendu en 2026, force est de constater que tous ces bâtiments, pourtant construits pour être utilisés, ne sont pas jusqu'à ce jour, officiellement, réceptionnés. Au contraire, ces bâtiments sont abandonnés dans les broussailles de Mbalmayo parce que les travaux n'ont jamais été achevés.

L'explication de ces travaux, pourtant financés, non achevés se trouve dans les conditions du choix du prestataire et surtout des liens familiaux de cet heureux prestataire avec le DGSN, Martin Mbarga Nguele.

C'est, en effet, à Dissack Stéphane en service à la CSPH (Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures) et petit-fils de Martin Mbarga Nguele que les marchés ont été attribués, dans les conditions que chacun peut imaginer. C'est toujours à ce bien heureux petit fils que Martin Mbarga Nguele a, dans des conditions opaques, confié les travaux de l'hôtel de police qui doit abriter le Commissariat Central numéro 1 de la ville de Yaoundé. Est-il encore nécessaire de rappeler que le bien heureux petit fils, Stéphane DISSACK, n'a aucune expérience en matière de BTP ? Et que ce qui intéressait son grand père, lui-même et sa famille dans la transaction, c'était simplement l'argent public qu'il fallait voler.

Pour preuve, l'hôtel de police devant abriter le Commissariat Central N°1 de la ville de Yaoundé, n'est toujours pas achevé alors que le budget est déjà consommé.

Le TCS doit, enfin, se décider à donner l'assaut sur le puissant gang des Mbarga Nguele.

Autrement, il sera légitime de se poser la question de savoir ce que font en prison les personnalités arrêtées et condamnées pour les détournements de deniers publics.

Par ailleurs, quelle est la crédibilité, la légitimité et la force morale d'une police nationale dirigée par le chef d'un gang ?

Un chef de gang qui en plus est âgé de 95 ans, incompétent et sans honneur.

Paul Chouta