Actualités of Friday, 27 February 2026
Source: www.camerounweb.com
La journée du jeudi 26 février 2026 sera marquée à jamais dans l’histoire du Comité Miss Cameroun (COMICA). Et pour cause l’institution en charge de l’élection de la reine de beau a ordonné l’interpellation de Josiane Golonga, la détentrice de la couronne, par des éléments de la police républicaine en la faisant passer pour une folle.
En effet, selon le recoupement de la rédaction de CamerounWeb, c’est en se rendant à ce qui lui tenait lieu de logement de fonction, accompagnée par un huissier de justice, afin de récupérer ses effets personnels et de remettre les attributs du COMICA que Miss Cameroun 2025 s’est faite arrêtée par les forces de l’ordre.
« Une fois arrivée sur les lieux, la pauvre a été embarquée manu militari et conduite au commissariat d’Odza où elle sera accusée de violation de domicile et de diffamation par le COMICA. », précise l’activiste Angie Forbin, qui a confirmé l’information.
Une fois devant le commissaire principal Jean NKOA, Josiane Golonga a refusé de se faire auditionnée sans la présence de son avocat.
« Entretemps, la nouvelle de son interpellation se répand, et le commissaire en charge de "l'affaire" réalise que dans les faits, il s'agit d'une histoire montée de toute pièce.
« Face au caractère grotesque de la situation, le commissaire principal Jean NKOA, fait donc savoir à l’avocate du COMICA que Miss Cameroun a le droit d'accéder à son domicile de fonction.
« L’argument de la destitution la veille avancé par le COMICA sera balayé par le commissaire principal Nkoa qui leur a fait savoir qu’il n’y avait en l'état aucun jugement d’un tribunal qui interdirait à la Miss l’accès à ce domicile. », a confié Angie Forbin.
Cet argument n’ayant pas marché, le COMICA s’est rabattu sur « la diffamation » qu'aurait faite Josiane Golonga. En réponse, le commissaire principal leur a demandé de porter plainte.
Entre temps, l’information sur l’arrestation de la plus belle du Cameroun fait déjà le tour des réseaux sociaux et provoque un attroupement devant le commissariat qui d’ailleurs allait en s'amplifiant.
Face à cette situation et ne voulant pas provoquer le chao devant son commissariat, le CPP Jean NKOA a tout simplement estimé que le dossier contre Josiane Golonga est vide et a demandé à la jeune dame de rentrer chez elle sous le regard honteux des responsables du COMICA présentent sur les lieux.
La destitution de Miss Cameroun 2025, Josiane Golonga, a ravivé une vive controverse autour du concours national de beauté, dont la marraine est la Première dame, Chantal Biya. Au-delà de la rupture entre la lauréate et le Comité d’Organisation de Miss Cameroun (COMICA), l’affaire a remis sur la table des accusations récurrentes concernant de supposées pratiques abusives au sein de l’institution.
Ces critiques ne sont pas inédites. Dans son ouvrage Une dauphine dans un monde de requins, publié après son expérience en tant que première dauphine 2016, Audrey Aboula décrivait déjà un environnement qu’elle jugeait oppressant. Elle y relatait un profond mal-être à la suite de son sacre, évoquant un sentiment d’enfermement et de pression constante, allant jusqu’à comparer son expérience à une forme de privation de liberté.
Plus récemment, des accusations d’une tout autre gravité ont émergé dans l’espace public. L’activiste Boris Bertolt affirme l’existence d’un réseau présumé de proxénétisme au sein du COMICA, qui organiserait, selon lui, le placement de certaines lauréates auprès de hautes personnalités et d’hommes d’affaires. Il cite notamment Pascale Émane, directrice générale du comité et fille de sa présidente Ingrid Amougou, comme étant au centre de ce système allégué.
Dans ses déclarations, l’activiste établit un parallèle controversé avec l’affaire Jeffrey Epstein aux États-Unis, affirmant que Pascale Émane jouerait un rôle comparable à celui attribué à Ghislaine Maxwell dans cette affaire. Il l’accuse d’être « le cerveau » du dispositif et d’orchestrer les contacts entre certaines Miss et des personnalités influentes. À ce stade, ces accusations demeurent des allégations publiques. Aucune décision judiciaire n’est venue les confirmer, et les personnes mises en cause n’ont pas officiellement répondu à ces affirmations.

