De façon, un citoyen partage ce qui se passe au contrôle mixte après la ville de Bafia en allant à Yaoundé. Il dévoile tout au lanceur d'alerte N'zui Manto qui se charge de le relayer sur ses différentes pages.
Ce policier, lors d'un contrôle dans le bus, a pris de l'argent pour libérer plusieurs filles anglophones âgées entre 12 ans, 21 ans, 25 et 33 ans. En effet, nous sommes arrivés au contrôle de Bafia à 11 heures.
L'homme en tenue est monté dans le bus et il s'est présenté et a demandé que toutes les personnes se présentent. Une fille anglophone n'ayant pas de carte nationale d'identité et ne connaissant pas un seul mot en français a sorti 1 000 francs et donné à l'homme en tenue. Vu que plusieurs personnes ont vu le geste, il a demandé à la fille de sortir du bus.
Fâché, il a obligé à ce que les bagages de la fille et ses sœurs soient mis au sol. Plusieurs passagers ont supplié, mais rien. Il dit ne pas être en route pour prendre de l'argent aux gens. Il ne fait que son travail et la loi c'est la loi.
Finalement, après presqu'une heure sur place, l'homme en tenue a pris 4 000 francs à chacune d'elles. L'une des filles n'ayant pas cette somme, le policier a pris son enfant en otage, exigeant à sa grande sœur d'aller chercher l'argent n'importe où. Ce sont les passagers qui ont cotisé pour payer la rançon et récupérer l'enfant.
Les enfants disent à l'homme en tenue qu'ils sortent du fin fond d'un village à Bamenda et que lors des affrontements entre l'armée et les ambazoniens, leur maison avait été brûlée avec tous leurs documents. L'homme en tenue a dit qu'il s'en fout éperdument de ça. Nous avons finalement repris la route.









