Un fils du Grand Bord s'indigne. Il s'énerve contre le gouvernement, notamment son mutisme face à la prolifération des attaques de la secte islamique Boko Baram. Raymond Samuel Guedjeo, puisque c'est de lui qu'il s'agit, prend la parole.
Les groupes djihadistes qui sèment la terreur, détruisent nos villages et nos cultures, affectent notre quotidien avec une douleur indescriptible. Un cœur pour Paul Hélé, lâchement égorgé cette nuit du 11 au 12 janvier 2026 à Modoko, dans l'arrondissement de Koza.
Comment comprendre que malgré la présence d'un camp militaire à Mandoussa, les éléments disponibles ne parviennent pas à protéger nos populations ? Ils sont en sous-effectif face à Boko Haram qui est hyper équipé avec une ressource humaine presque inépuisable.
Boko Haram utilise des sentiers cachés dans les montagnes pour frapper nos villages, laissant les forces de défense et de sécurité (FDS), malgré leur bravoure et leur détermination, impuissantes face à l'étendue de notre territoire.
Pendant ce temps, que font nos dirigeants ? Où sont les actions concrètes pour nous sortir de cette spirale infernale ? À qui profite cette guerre qui nous détruit ? Nous nous posons légitimement la question : pourquoi sommes-nous abandonnés à notre sort ? Les Camerounais de l'extrême nord sont-ils sacrifiables ? Pourquoi laisser Boko Haram décider de notre vie et de notre mort ?
Nous demandons au président de la République de prendre toute la mesure de cette crise. Monsieur le président, Boko Haram vient d'égorger Paul Hélé, un innocent de plus. Il est temps d'agir pour mettre fin à cette tragédie. Le renforcement des effectifs et du matériel militaire est une urgence.
Nous avons perdu des fils précieux comme Bava à Ouzal il y a quelques années, égorger par boko haram, aujourd'hui Paul Hélé. Demain, qui sera le prochain ? Faut-il attendre que nous soyons tous décimés ? Nous exigeons des réponses et des actions immédiates pour notre sécurité et notre survie.









