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General News of Monday, 12 March 2018

Source: cameroonweb.com

Un nouveau ministre de Biya cacherait 3500 milliards dans des paradis fiscaux

C’est une affaire qui refait surface à la faveur du remaniement ministériel du 02 mars dernier.

Dans une interview qu’il accordait à nos confrères de Cameroon-info en 2014, Georges Gilbert Baongla, « le fils aîné de Paul Biya », révélait que plusieurs collaborateurs de son père seraient impliqués dans d’importants détournements de fonds publics.

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Parmi ces personnalités, le nouveau ministre Paul Atanga Nji qui vient de prendre fonction au ministère de l’Administration territoriale. Selon Georges Gilbert Baongla, ce dernier ainsi que plusieurs de ses complices auraient dépouillé le Cameroun d’une somme de 3500 milliards de F CFA planqués dans des paradis fiscaux.

Les faits se seraient passés selon le fils du président dans la période 2004- 2014. Pour Georges Gilbert Baongla, Paul Atanga Nji serait l’un des « prédateurs qui se servent de Paul Biya pour assouvir leurs desseins inavoués ».

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« Je sais qu’il [Paul Atanga Nji, NDLR] est le directeur de publication d’un journal qui s’écrit à la présidence de la république, les machines et les budgets de cette administration, je voulais parler de «Hot News», dont les locaux se trouvent à un jet de pierre de la présidence de la république » avait révélé le fils du président.

Dans son rapport de 2011 sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun, la Commission National Anti-Corruption avait épinglé le nouveau ministre de l’Administration territoriale ainsi que le PDG du groupe Anecdote Amougou Belinga pour avoir dépouillé les caisses de la CAMPOST de plusieurs milliards de FCFA.

En 2014, le dossier avait été transmis au TCS qui a réclamé de Paul Atanga Nji le remboursement d’une somme de 365 millions de FCFA .

Qui est vraiment Atanga Nji ?




Né en 1960 à Bamenda, Paul Atanga Nji a fait ses formations au collège missionnaire, puis au lycée de Bamenda avant de prendre la route pour le Nigéria pour poursuivre des études de finance.

En 1987, alors qu’il est devenu président des Jeunes opérateurs économiques du Cameroun et qu’il a lancé son propre établissement bancaire (Global Finance, devenue Afriland Highbank Corporation), il rencontre pour la première fois Paul Biya.

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Le chef de l’État l’introduira plus tard auprès du ministère de l’Éducation, puis de ceux de l’Agriculture et de la Santé avant de le présenter à Justin Ndioro, le ministre des Finances, auquel Atanga Nji fait part de ses idées.

C’est alors qu’il prend la tête d’une commission de réflexion chargée de réformer le secteur bancaire, au sein de laquelle l’ancien ministre Étienne Ntsama est vice-président.

Peu à peu, Atanga Nji gagne en importance, auprès du gouvernement, mais aussi auprès des médias, dans lesquels il écrit de nombreuses tribunes libres. Il se rapproche d’Adolphe Moudiki, déjà patron de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), et surtout de Jean Fochivé le patron du renseignement camerounais.

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Le jeune banquier bascule dans le monde de la sécurité et du renseignement, où il se démarquera en 1991 avec ses méthodes peu orthodoxes contre les opérations villes mortes du Social Democratic Front (SDF).

C’est donc sous cette casquette que lui sera confié depuis 2010 le secrétariat permanent du Conseil national de sécurité, une fonction qui lui donne la haute main sur le monde du renseignement.

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