Actualités of Tuesday, 17 February 2026
Source: www.camerounweb.com
Alors que le Cameroun se prépare à accueillir l'un des événements diplomatiques les plus importants de son histoire récente, une menace sécuritaire de premier ordre vient assombrir les préparatifs. Selon des informations exclusives, des groupes séparatistes ambazoniens auraient projeté de perpétrer des attaques sur Yaoundé pendant la tenue de la 14e Conférence Ministérielle de l'Organisation Mondiale du Commerce (CM14), prévue du 26 au 29 mars 2026 dans la capitale camerounaise.
La CM14 constitue pour le Cameroun une vitrine internationale sans précédent. Quelque 4 000 personnes sont attendues à Yaoundé pour cet événement présidé par Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, dont la mission est de faire du Cameroun l'épicentre du commerce mondial pendant quatre jours. Des ministres, délégués, représentants d'ONG et observateurs internationaux venus des quatre coins du globe se réuniront pour débattre des réformes du système commercial multilatéral, des défis structurels du commerce international et de la durabilité environnementale dans le cadre des discussions techniques dites TESSD.
Organiser un tel sommet représente déjà en soi un test logistique colossal — l'hébergement de 4 000 participants dans une ville qui n'est pas traditionnellement dotée d'une infrastructure hôtelière de rang mondial constituant l'un des défis majeurs du comité national d'organisation. Mais la menace sécuritaire qui vient de surgir change radicalement la nature du défi.
Selon nos informations, des groupes armés se réclamant de la cause séparatiste ambazomienne — qui revendiquent l'indépendance des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun — auraient explicitement menacé de mener des actions offensives sur Yaoundé durant la période du sommet. L'objectif présumé : frapper au moment où les caméras du monde entier sont braquées sur la capitale, maximiser l'impact médiatique et démontrer que l'État camerounais est incapable de garantir la sécurité sur son propre sol lors d'un événement diplomatique de cette envergure.
La stratégie n'est pas nouvelle dans le mode opératoire des factions armées : utiliser les grands rendez-vous internationaux comme caisse de résonance pour des revendications que la scène diplomatique ordinaire peine à amplifier. Mais elle prend ici une dimension particulièrement grave, compte tenu du profil des participants attendus — dont des ministres et des hauts fonctionnaires de pays membres de l'OMC — et des implications que le moindre incident aurait sur la réputation du Cameroun à l'échelle mondiale.
Pour les autorités camerounaises, la menace est un double défi. Sur le plan opérationnel, il s'agit de sécuriser non seulement les sites de conférence mais l'ensemble de la capitale, dans un contexte où les groupes ambazoniens ont démontré, au fil des années, une capacité à frapper bien au-delà du corridor anglophone. Sur le plan diplomatique, il s'agit de rassurer les délégations étrangères et l'OMC elle-même sur la capacité du Cameroun à tenir ses engagements d'hôte dans des conditions de sécurité optimales.
À ce stade, les autorités camerounaises n'ont pas réagi publiquement à ces menaces. Le comité national d'organisation, dont les travaux sont déjà engagés sous la supervision de sous-comités techniques, va devoir intégrer cette dimension sécuritaire comme une priorité absolue dans les semaines qui viennent.
Il reste moins de quarante jours avant l'ouverture de la CM14. Le compte à rebours est lancé — et il l'est désormais dans un contexte de menace explicite. Le Cameroun, qui a misé sur ce sommet pour redorer son image internationale et asseoir son rôle dans le commerce mondial, se retrouve contraint de mener de front deux batailles : celle de l'organisation d'un événement diplomatique majeur, et celle de la sécurité de ses participants.
L'enjeu est considérable. Un incident le 26 mars prochain ne serait pas seulement une catastrophe sécuritaire. Ce serait un échec d'État.