Actualités of Wednesday, 18 March 2026

Source: www.camerounweb.com

URGENT : Laurent Esso fait pression sur la justice pour libérer Amougou Belinga

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Alors que le procès Martinez Zogo est à son tournant le plus décisif au Tribunal Militaire de Yaoundé, une information explosive circule dans les couloirs du ministère de la Justice : le Garde des Sceaux Laurent Esso userait de son influence pour obtenir la mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Amougou Belinga, principal suspect de l'assassinat du journaliste. Selon nos sources, Amougou Belinga aurait saisi la Cour d'Appel du Centre sur recommandation même d'Esso, qui lui aurait promis d'intervenir. Faute d'accord entre les juges de la collégialité initialement saisie, le dossier aurait été transmis au ministre pour « arbitrage » — un terme qui, dans une affaire criminelle passible de la peine capitale, constitue aux yeux des juristes une immixtion intolérable de l'exécutif dans l'autorité judiciaire. Pis : certains magistrats du collège auraient été écartés au profit de nouveaux membres « à la solde du ministre », lesquels auraient mis l'affaire en délibéré pour ce jeudi 19 mars 2026. Ayant eu vent de ces manœuvres, la famille de feu Martinez Zogo a saisi en urgence Paul Biya, le Premier ministre et le Nonce Apostolique pour prévenir ce qu'elle appelle un « hold-up judiciaire » — pendant que les États-Unis, dont l'ancien ambassadeur Christopher John Lamora avait assisté à la première audience, suivent de près l'évolution du dossier.



URGENT : LAURENT ESSO FAIT PRESSION SUR LA JUSTICE POUR LIBÉRER AMOUGOU BELINGA

​Dans les couloirs du ministère de la Justice, il se murmure que Laurent Esso manœuvre pour faire libérer son ami Amougou Belinga, pourtant impliqué dans l'assassinat du journaliste Martinez Zogo.
​En effet, nos sources confient qu’Amougou Belinga, traduit devant le tribunal militaire dans le cadre de cet assassinat odieux, a saisi la Cour d'appel du Centre pour solliciter sa mise en liberté provisoire, suivant ainsi les recommandations de son ami Laurent Esso, qui lui aurait promis d'user de sa fonction de Garde des Sceaux pour obtenir sa libération.

​La collégialité des juges de la Cour d’Appel en charge du dossier n’a pu s’accorder sur la question de la mise en liberté de Jean-Pierre Amougou Belinga. La Présidente de la Cour d'appel du Centre a donc transmis le dossier à Laurent Esso pour un ultime arbitrage. Curieusement, certains magistrats constituant cette collégialité ont été écartés du dossier au profit de nouveaux membres qui seraient à la solde du ministre. Ces derniers ont mis l'affaire en délibéré pour demain, jeudi 19 mars 2026.

​L’arbitrage du ministre de la Justice dans un désaccord entre juges du siège, concernant une demande de mise en liberté dans une affaire criminelle aussi sensible, apparaît comme une immixtion intolérable du pouvoir exécutif dans le fonctionnement de l’autorité judiciaire.

​« Personne n'ignore les relations étroites qui lient le Garde des Sceaux au PDG du Groupe l’Anecdote. Les nouveaux juges en charge du dossier auraient reçu l'instruction de faire libérer Amougou Belinga envers et contre tout, alors que le Code de procédure pénale camerounais encadre strictement la détention provisoire. En son article 224 alinéa 2, il limite les garanties de mise en liberté lorsque sont en cause des faits d’une gravité exceptionnelle, passibles de peines de mort ou d'emprisonnement à vie », s'insurge notre source.

​Laurent Esso, homme pourtant discret, a toujours assumé sa proximité avec l'homme d'affaires. On l'a vu à plusieurs cérémonies organisées par ce dernier, qu'il s'agisse de mariages ou de baptêmes. Il n'est donc guère surprenant qu'il manœuvre aujourd'hui pour extraire son proche de cette situation.
​Ayant eu vent des fortes pressions exercées par le Garde des Sceaux, la famille du regretté journaliste et son épouse ont saisi — comme l'attestent les documents ci-dessous — le Chef de l’État, le Premier ministre et le Nonce Apostolique, afin d'éviter un "hold-up judiciaire". Malgré cela, la crainte de voir le principal suspect d'un crime crapuleux retrouver la liberté grandit.

​« La famille de feu Martinez Zogo tient à vous exprimer sa profonde gratitude pour l’intérêt constant que vous avez accordé au traitement rigoureux et équitable du dossier [...] Toutefois, Excellence, nous avons appris avec une vive préoccupation que certaines personnalités tapies dans l’ombre s’emploieraient à obtenir la remise en liberté de M. Jean-Pierre Amougou Belinga. Une telle manœuvre contrecarrerait les efforts déployés pour que la Justice suive son cours dans la transparence », peut-on lire dans leur correspondance.

​Soulignons que les États-Unis d’Amérique suivent de près le développement de cette affaire. Lors de la première audience, la présence de l'ancien ambassadeur Christopher John Lamora témoignait de l'attention de la communauté internationale.

​Cette affaire concerne tous les Camerounais. Hier c'était Martinez Zogo, demain, à qui le tour ?

​Le procès étant public, pourquoi Amougou Belinga ne démontre-t-il pas simplement son innocence devant le tribunal militaire afin que l'opinion publique puisse en juger ? Pourquoi cherche-t-il à passer par l'influence de Laurent Esso pour se tirer d'affaire ?

Qui peut accepter que le présumé assassin du petit MATHIS soit remis en liberté provisoire ?

Si c'est non, pourquoi vouloir à tout prix la remise en liberté de Amougou Belinga, présumé assassin de Martinez Zogo ?