Créée par Adamou Ndam Njoya en 1991, l’UDC reste forte là où son histoire est la plus dense. La convention de décembre dira si cet héritage peut devenir une stratégie nationale.
L’Union démocratique du Cameroun a reprogrammé sa huitième convention nationale aux 4 et 5 décembre à Yaoundé. Initialement annoncée du 12 au 14 novembre, la rencontre doit définir les orientations politiques, stratégiques et organisationnelles du parti et élire son président national, également chef du Conseil exécutif national. Le thème associe éthique républicaine, réconciliation et reconstruction nationales.
Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya dirige l’UDC depuis la mort du fondateur Adamou Ndam Njoya en 2020 et a été confirmée lors de la convention de 2021. Le parti dispose de quatre députés issus du scrutin de 2020 et gère six communes, toutes dans le Noun selon les sources consultées. Cette concentration lui donne une base solide mais révèle la limite de son rayonnement territorial.
La question n’est donc pas seulement celle du nom élu. La convention devra montrer comment l’UDC sélectionne ses candidats, finance son expansion, attire les jeunes et les femmes et construit des alliances sans diluer son identité.
Des médias divergent sur le calendrier exact des prochaines législatives et municipales ; le parti devra raisonner sur les dates officielles, non sur les pronostics. Un congrès ouvert sur ses règles et ses votes donnerait de la substance au mot éthique.









