Un mémorandum ouvre une porte ; il ne fait pas encore entrer une usine, une commande ou un emploi. La valeur de l’accord signé à Istanbul dépendra du pipeline publié après la cérémonie.
Le président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun, Christophe Eken, a signé le 1er novembre un protocole d’accord avec une chambre de commerce turque au Forum économique Cameroun–Turquie d’Istanbul. La CCIMA présente l’entente comme un cadre de co-investissement et de coopération verticale de long terme entre entreprises.
Le choix de la Turquie répond à une logique industrielle : construction, textile, agroéquipement, logistique et transformation sont des secteurs où les entreprises turques disposent d’une présence internationale.
Pour les PME camerounaises, l’accès à des partenaires techniques ou à des débouchés peut être utile. Mais une coopération équilibrée doit aussi prévoir transfert de compétences, sous-traitance locale, normes, financement et règlement des différends.
Le communiqué ne détaille ni montant, ni liste d’entreprises, ni calendrier. La CCIMA pourrait publier une matrice de suivi : projet, secteur, partenaire, valeur, emplois, contenu local et étape suivante.
Sans cette discipline, l’accord risque de rejoindre la longue collection des textes signés mais impossibles à évaluer. Le vrai indicateur sera le nombre de transactions conclues et d’entreprises camerounaises encore actives deux ans après leur mise en relation.









