Actualités of Saturday, 24 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Samuel Eto'o: Gérémi Njitap se ridiculise

Le Syndicat National des Footballeurs du Cameroun (SYNAFOC) monte au créneau et fustige vertement le communiqué publié le 22 janvier 2026 par le secrétaire général de la FECAFOOT concernant la suspension de Samuel Eto'o par la CAF. Dans une réponse cinglante rendue publique le 23 janvier, le syndicat pointe du doigt les contradictions flagrantes de la Fédération et dénonce "une audace intellectuelle que seule l'amnésie sélective peut justifier". Entre ironie mordante et critique institutionnelle, le SYNAFOC met la FECAFOOT face à ses propres lenteurs administratives.


Le Syndicat National des Footballeurs du Cameroun ne mâche pas ses mots. Dans son communiqué radio-presse daté du 23 janvier 2026, l'organisation professionnelle affirme avoir parcouru "avec une délectation singulière" le communiqué émis par le secrétaire général de la FECAFOOT.
Le ton est donné d'entrée : "Dans un élan d'indignation qui frise le lyrisme, ce dernier y fustige les délais qu'il juge 'anormalement longs' de la Commission Disciplinaire de la CAF, laquelle tarderait à notifier les motifs de la suspension de M. Samuel Eto'o Fils, entravant ainsi le déploiement de son argumentaire en appel."


Pour le SYNAFOC, cette sortie publique relève d'une ironie difficilement supportable au regard du fonctionnement quotidien de la Fédération elle-même.
"Seule l'amnésie sélective peut justifier" cette posture
Le syndicat ne s'arrête pas là et enfonce le clou avec une formule particulièrement cinglante : "Voir la FECAFOOT s'offusquer de la lenteur administrative relève d'une audace intellectuelle que seule l'amnésie sélective peut justifier."

Selon le SYNAFOC, l'institution fédérale est devenue "au fil des ans une orfèvre de la rétention d'actes et un multirécidiviste du mutisme procédural". Le syndicat rappelle que la FECAFOOT elle-même se rend coupable, depuis des années, de lenteurs administratives comparables, voire pires que celles qu'elle dénonce aujourd'hui.


Plus grave encore, le SYNAFOC accuse la Fédération de découvrir tardivement les principes fondamentaux du droit : "La FECAFOOT semble découvrir, avec une candeur feinte, que l'absence de notification des motifs constitue une violation flagrante des droits de la défense, une révélation bien tardive pour ceux qui ont fait du silence une arme de neutralisation de leurs contradicteurs."
Cette charge frontale vise directement les pratiques de la FECAFOOT, régulièrement critiquée pour son manque de transparence et ses décisions prises sans justification claire auprès des parties concernées.


L'affaire du "retrait d'agrément" : un an d'attente pour le SYNAFOC
Pour étayer sa critique, le syndicat rappelle un cas concret et édifiant. Dans le dossier relatif au "retrait de son agrément" acté en novembre 2024, la FECAFOOT a multiplié les renvois pendant plus d'une année avant de rendre une décision en septembre 2025.

"Depuis cette date, soit près d'une semaine de mutisme absolu, le SYNAFOC attend toujours que la Fédération daigne lui notifier et la sentence, et les motifs de ladite sentence", dénonce le communiqué.

Cette obstruction délibérée, dont la FECAFOOT semble aujourd'hui découvrir l'injustice lorsqu'elle s'applique à son propre Président, n'a qu'un objectif selon le syndicat : "cadenasser toute possibilité de recours devant la Chambre de Conciliation et d'Arbitrage (CCA)."

Le SYNAFOC conclut son communiqué sur une note d'espoir teinté d'ironie : "Il est à espérer que les tourments actuels de la FECAFOOT face aux procédures de la CAF lui serviront de miroir. Puisse cette épreuve lui enseigner que le droit n'est pas un outil à usage unique, et que la transparence qu'elle réclame avec tant de véhémence au Caire serait tout aussi appréciable à Tsinga."
Le syndicat reste dans l'attente de ses motifs, "espérant que la diligence demandée par la FECAFOOT aux autres saura, par un heureux mimétisme, inspirer ses propres services."

Au-delà de l'ironie, le SYNAFOC pointe également "une désinvolture inquiétante et un manque d'attention envers les personnes directement concernées par les décisions de la fédération". Cette absence de précision et de rigueur dans le traitement des dossiers reflète, selon le syndicat, un mépris des droits fondamentaux des acteurs du football camerounais.

Pour le SYNAFOC, le dossier de la suspension de Samuel Eto'o devrait être traité avec davantage de rigueur et de transparence, compte tenu de l'identité de la personne concernée et de l'importance de l'enjeu pour le football camerounais.
Cette sortie publique du syndicat pourrait, dans une certaine mesure, amener la FECAFOOT à revoir ses procédures et à appliquer à elle-même les standards de transparence et de diligence qu'elle exige désormais des instances internationales.

La suspension de Samuel Eto'o reste à ce jour en attente de notification officielle des motifs par la CAF, empêchant ainsi le président de la FECAFOOT d'exercer pleinement son droit de recours.