Alors que beaucoup pensaient la page Marc Brys définitivement tournée après la CAN 2025, une révélation de France 24, relayée par Sport News Africa, jette un pavé dans la mare : le technicien belge continue de percevoir son salaire en tant que sélectionneur des Lions Indomptables, ainsi que des indemnités liées à ses avantages. Une situation qui contraste violemment avec celle de David Pagou et son staff technique, qui ne disposeraient d'aucun contrat formel et ne percevraient donc aucune rémunération. Ce deux poids, deux mesures administratif ravive les tensions entre le ministère des Sports et la Fédération camerounaise de football.
Alors que la CAN 2025 appartient désormais au passé et que David Pagou a pris les commandes techniques de la sélection nationale, la gestion administrative autour des Lions Indomptables continue de susciter de vives interrogations.
Selon les informations rapportées par France 24 et Sport News Africa, Marc Brys continue de percevoir normalement son salaire en tant que sélectionneur du Cameroun. Plus surprenant encore, le technicien belge aurait même bénéficié d'une prime liée à la participation du Cameroun à la CAN 2025, confirmant ainsi la régularité de sa situation vis-à-vis des instances qui le rémunèrent.
Cette révélation met en lumière la persistance d'un lien contractuel et financier entre l'ancien sélectionneur et ses employeurs, malgré son éviction médiatique et sportive des Lions Indomptables.
La situation est en revanche radicalement différente pour David Pagou et les membres de son staff technique. Ces derniers ne disposeraient d'aucun contrat formel avec le ministère des Sports, de l'Éducation physique et de l'Éducation de base (MINSEP) et ne percevraient donc aucun salaire à ce titre.
Une position assumée par le ministère de tutelle, qui estime que la prise en charge financière de l'encadrement technique actuel relève désormais de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), précisent nos sources.
Ce flou administratif met en lumière une nouvelle zone de tension entre les différentes parties impliquées dans la gestion de la sélection nationale et pose la question de la viabilité d'un staff technique travaillant sans cadre contractuel défini.
Interrogé par France 24 sur ces rumeurs concernant le maintien du salaire de Marc Brys, Samuel Eto'o, président de la FECAFOOT, s'était montré remarquablement indifférent au dossier.
Le quadruple Ballon d'Or africain n'a pas souhaité s'étendre sur le sujet, estimant qu'il n'est pas l'employeur de Marc Brys et que son traitement salarial relève uniquement de l'entité qui l'a engagé.
"Moi, je ne suis pas son employeur. Si son employeur décide de continuer à le payer, je n'ai rien à dire sur ça", avait déclaré Samuel Eto'o, traçant ainsi une ligne claire entre ses responsabilités fédérales et celles du ministère.
Un staff dans l'impasse
Si Samuel Eto'o ne souhaite pas s'exprimer davantage sur la situation de Marc Brys, il convient toutefois de noter que son nouveau staff technique se retrouve dans une situation particulièrement inconfortable.
Un contrat avec le MINSEP leur aurait garanti des revenus conséquents, mais faute d'accord entre les parties, David Pagou et ses collaborateurs se retrouvent dans un vide juridique et financier préoccupant.
Cette disparité de traitement soulève des questions légitimes : comment peut-on exiger d'un staff technique qu'il travaille efficacement sans sécurité contractuelle ni rémunération garantie, pendant que son prédécesseur continue de percevoir son salaire malgré son inactivité ?
Cette affaire illustre une fois de plus les dysfonctionnements chroniques dans la gestion du football camerounais, partagé entre les ambitions du ministère des Sports et celles de la Fédération.
Alors que le Cameroun prépare déjà ses prochaines échéances sportives, cette cacophonie administrative risque de peser lourdement sur la performance et la motivation de l'encadrement technique en place.









