Le drame se serait produit le dimanche 04 octobre à Ngomo, sur la route de Bafia. Selon le témoignage relayé par le lanceur d’alerte Paul Chouta, la faucheuse le cortège officiel du ministre Atanga Nji, en route vers Bamenda, aurait pulvérisé dans sa course deux trajectoires de vie : un homme et un enfant.
Bilan immédiat, absolu, irréversible : deux morts sur le coup.
Paul Chouta précise que parmi les victimes, un chauffeur de profession, rangé tranquillement sur le bas-côté. En une fraction de seconde, dans un fracas de tôles et de sirènes, son avenir et l'innocence d'un enfant ont été balayés.
Mais le plus effroyable reste la suite : le cortège ne s'est pas arrêté. Pas une seconde de répit pour l'empathie, pas un coup de frein pour l'humanité. La caravane du pouvoir a poursuivi sa route, laissant derrière elle deux corps immobiles dans la poussière et le silence sidéré des témoins.
« Selon les autorités traditionnelles qui ont fait des rites au lieu du drame, il s’agirait d’un sacrifice du ministre pour se maintenir en fonction et avoir une promotion. », confie Paul Chouta.









