« Une confusion des genres inacceptable. » Dans une charge d'une rare sévérité, l'organe d'évaluation des médias AudiCam a vertement tancé Pierre Blériot Paulin Nyemeck, promoteur de NTV et invité permanent de l'émission « La Grande Palabre », pour avoir osé se comparer au journaliste Parfait Ayissi. Pour AudiCam, ce parallèle « frise l'anachronisme professionnel » et méconnaît la hiérarchie des talents : d'un côté, un journaliste titré, couronné meilleur journaliste du Cameroun ; de l'autre, un animateur et promoteur, dont la démarche sur son propre plateau relève d'un « manquement aux exigences élémentaires de retenue, d'humilité et de professionnalisme ».
Coup de Cœur d'AudiCam :
La rigueur médiatique face aux amalgames — Parfait Ayissi n'est pas logé à la même enseigne que Pierre Bleriot Paulin Nyemeck Suite à la diffusion de l'émission « La Grande Palabre » ce matin sur la chaîne NTV, présentée par Claudia, l'organe d'évaluation des médias AudiCam tient à marquer un arrêt critique. L'invité permanent de ce programme, par ailleurs promoteur de ladite chaîne, s'est livré à un exercice de comparaison pour le moins surprenant en se mesurant au journaliste chevronné Parfait Ayissi.
Pour AudiCam, ce parallèle frise l'anachronisme professionnel et mérite d'être recadré avec la plus grande fermeté. Une confusion des genres inacceptable. Comparer Pierre Bleriot Paulin Nyemeck et Parfait Ayissi revient à commettre une erreur d'appréciation fondamentale sur les rôles et les statuts dans l'écosystème médiatique camerounais.
- Parfait Ayissi est un journaliste accompli, pétri d'expérience, dont le professionnalisme et la rigueur de terrain sont salués par de multiples distinctions, la plus récente lui conférant d'ailleurs le titre prestigieux de meilleur journaliste au Cameroun.
- Pierre Bleriot Paulin Nyemeckk, quant à lui, s'inscrit davantage dans le registre de l'animation médiatique ou de la promotion. En journalisme comme en sport, les règles de la compétition et de la qualification obéissent à des catégories strictes. Tout comme il serait catastrophique et hors norme de faire s'affronter un poids léger et un poids lourd sur un ring de boxe sans risquer le drame, mettre sur un même pied d'égalité institutionnelle ou professionnelle un journaliste titré et un animateur relève d'une méconnaissance flagrante des standards du métier.
Un manque de retenue préjudiciable à l'éthique.
Qu'un promoteur de chaîne de télévision, invité permanent sur son propre plateau, utilise l'antenne pour se comparer à des figures tutélaires de la presse camerounaise démontre un manquement aux exigences élémentaires de retenue, d'humilité et de professionnalisme. L'antenne publique ne doit pas servir de tribune d'autocélébration ou de validation personnelle au détriment des repères déontologiques qui structurent l'information.
L'appel d'AudiCam AudiCam : En tant qu'observateur et évaluateur des performances des médias au Cameroun, AudiCam rappelle que la crédibilité d'une chaîne passe avant tout par le respect des compétences et de la hiérarchie des talents. L'excellence a un nom et un parcours : celui de Parfait Ayissi force le respect par son travail acharné. À l'inverse, s'offrir des comparaisons flatteuses sur ses propres plateaux médiatiques n'élève point le débat, mais dessert l'image de la télévision camerounaise en quête de repères solides et professionnels.
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