Actualités of Thursday, 29 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Affaire Martinez Zogo : Ayissi Nanga donne raison au capitaine Effoudou sur la coupure d'Internet

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Nouvelle déposition explosive au Tribunal militaire de Yaoundé. Le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga affirme que les responsables régionaux des compagnies de téléphonie mobile auraient dû être interpellés afin de déterminer qui avait ordonné la coupure d'Internet pendant l'opération contre Martinez Zogo. Une déclaration qui conforte la thèse du capitaine Kenneth Effoudou et relance les interrogations sur les véritables commanditaires de l'assassinat.

C'est une convergence qui pourrait peser lourd dans le dossier Martinez Zogo. Selon les informations rapportées par Albin Michel Njilo, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga, officier de gendarmerie qui témoigne sous protection judiciaire, a affirmé que les responsables régionaux des opérateurs de téléphonie mobile auraient dû être interpellés pour faire la lumière sur la coupure d'Internet survenue pendant l'opération.

« Les responsables des télécoms auraient dû être interpellés »

Pour l'officier, cette coupure n'est pas un incident technique anodin. Elle aurait joué un rôle déterminant dans le déroulement de l'opération, en empêchant la géolocalisation des membres du commando et en favorisant la fuite de certains protagonistes. Une analyse qui rejoint celle du capitaine Kenneth Effoudou, ancien officier du renseignement exilé, qui avait déjà pointé du doigt l'implication des opérateurs télécoms dans cette affaire.

Un officier qui a arrêté Amougou Belinga

Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga n'est pas un témoin ordinaire. C'est lui qui avait conduit l'équipe chargée d'arrêter Jean-Pierre Amougou Belinga à son domicile. Il affirme avoir suggéré cette interpellation afin de déterminer où l'homme d'affaires se trouvait au moment de l'assassinat de Martinez Zogo.

Mais surtout, il se dit convaincu de l'innocence du patron de Vision 4 dans ce meurtre. « Je détiens les preuves que Amougou Belinga n'a rien à voir dans cette affaire, mais je n'ai pas le pouvoir de l'innocenter », aurait-il déclaré.

Un témoignage qui dérange

Ces déclarations d'un haut gradé de la gendarmerie, qui témoigne sous protection judiciaire, pourraient bien bouleverser le cours du procès. Elles remettent en cause la thèse de l'accusation, qui fait d'Amougou Belinga le commanditaire présumé de l'assassinat, et orientent les soupçons vers d'autres acteurs, notamment ceux qui auraient ordonné la coupure d'Internet.