Actualités of Friday, 16 October 2026

Source: www.camerounweb.com

NECROLOGIE : Clément Atangana est de retour

Image illustrative Image illustrative

La dépouille de Clément Atangana, premier président de l'histoire du Conseil constitutionnel du Cameroun, est arrivée ce vendredi 16 octobre 2026 à l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Accueilli sous une pluie battante par un important dispositif protocolaire, le cercueil du haut magistrat a foulé la terre natale après sa mise en bière organisée à Paris.

C'est un retour chargé d'émotion et de solennité. La dépouille de Clément Atangana, décédé le 4 octobre 2026 à l'hôpital américain de Paris à l'âge de 85 ans, est arrivée ce vendredi à l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.

Un accueil protocolaire sous la pluie

Malgré une pluie battante, un important dispositif protocolaire était mobilisé pour accueillir le cercueil du haut magistrat. De hautes personnalités de la République, des membres du corps judiciaire ainsi que la famille du défunt se sont rassemblés dans une atmosphère de recueillement et de solennité pour saluer sa mémoire.

Ce retour marque le début officiel des hommages de la nation avant les obsèques définitives. Le programme des funérailles devrait être communiqué dans les prochains jours par les autorités.

Un parcours hors norme

Clément Atangana laisse derrière lui une carrière de près de six décennies au service de la magistrature et des institutions. Né le 20 septembre 1941 à Ekoumeyek, il avait intégré le corps de la magistrature le 20 décembre 1968. Juge d'instruction à Nkongsamba, président de tribunaux à Eséka, Bafia, Mora, Sangmélima et Yaoundé, directeur adjoint des Affaires judiciaires au ministère de la Justice, procureur général près la Cour d'appel du Nord, président de la Cour d'appel du Centre, puis conseiller et président de la Chambre administrative à la Cour suprême, il avait gravi tous les échelons.

Nommé premier président du Conseil constitutionnel le 7 février 2018, il avait présidé au contentieux des élections présidentielles de 2018 et 2025, ainsi qu'à la validation de la révision constitutionnelle d'avril 2026.

Un héritage contrasté

Si son parcours professionnel force le respect, ses décisions à la tête du Conseil constitutionnel ont profondément divisé le pays. Sa disparition intervient dans un contexte institutionnel sensible, alors que le poste de Vice-Président de la République, créé par la révision constitutionnelle d'avril 2026, reste vacant.