Selon des informations exclusives du lanceur d'alerte Boris Bertolt, la Garde présidentielle a renforcé ses positions, réorganisé ses effectifs et relevé son niveau d'alerte sécuritaire. Une décision qui intervient dans un contexte de rumeurs persistantes de coup d'État et de vives tensions au sommet de l'État.
C'est une information qui alimente les spéculations sur la situation sécuritaire au sommet de l'État camerounais. Selon Boris Bertolt, la Garde présidentielle — l'unité d'élite chargée de la protection rapprochée du chef de l'État et des institutions de la présidence — a procédé à un renforcement de ses positions, à une réorganisation de ses effectifs et à une augmentation de son niveau d'alerte.
Selon les informations rapportées, ces mesures concerneraient plusieurs sites stratégiques, notamment le Palais de l'Unité à Étoudi, la résidence du président à Mvomeka'a et d'autres installations sensibles. La Garde présidentielle aurait également revu sa chaîne de commandement et renforcé ses dispositifs de surveillance et d'intervention.
Ces mouvements interviennent dans un contexte de rumeurs persistantes de tentative de déstabilisation. Depuis plusieurs mois, des informations non confirmées évoquent des tensions au sein de l'appareil sécuritaire et des rivalités entre clans au sommet de l'État.
Cette alerte sécuritaire s'inscrit dans un contexte politique particulièrement sensible. La révision constitutionnelle d'avril 2026, qui a introduit le poste de Vice-Président de la République, n'a toujours pas été suivie de la nomination d'un titulaire. Le remaniement gouvernemental annoncé à plusieurs reprises n'a jamais eu lieu. Et les spéculations sur la succession de Paul Biya alimentent toutes les conjectures.
Par ailleurs, les révélations en cascade dans l'affaire Martinez Zogo, les accusations de trafic de carburant au sein de la police nationale et les tensions autour de la gestion des entreprises publiques ont contribué à fragiliser la confiance dans la stabilité institutionnelle du pays.









