À quelques heures de la demi-finale de la CAN féminine 2026 face au Maroc, les Lionnes Indomptables et leur encadrement attendraient toujours le paiement de leurs primes liées aux qualifications pour les quarts et les demi-finales.
À quelques heures de leur demi-finale face au Maroc à Rabat, les Lionnes Indomptables attendent toujours le versement de certaines primes liées à leur parcours dans cette CAN féminine 2026. Une situation qui interroge, alors que les moyens financiers consacrés à la compétition auraient, selon les informations recueillies, été mobilisés depuis plusieurs mois.
Après leur qualification pour les quarts de finale, puis pour le dernier carré de la compétition, les joueuses camerounaises et leurs encadreurs n’auraient toujours pas perçu les primes correspondant à ces deux étapes.
Selon les éléments recueillis au cours de notre enquête, le budget destiné à la participation du Cameroun à cette CAN avait été décaissé au mois de février, quelques semaines avant le report de la compétition.
Plusieurs mois plus tard, une question demeure : pourquoi ces primes ne sont-elles toujours pas parvenues aux principales concernées, alors que les Lionnes s’apprêtent à disputer une demi-finale ?
Autre élément qui attire l’attention : le ministère des Sports et de l’Éducation physique aurait reçu, au cours de la semaine dernière, une rallonge budgétaire destinée à couvrir les besoins supplémentaires liés à la participation camerounaise, à la suite d’une demande de la FECAFOOT.
Rappelons que les fonds destinés à la participation camerounaise à cette compétition sont gérés par le ministère des Sports et de l’Éducation physique. Dès lors, le retard constaté dans le paiement des primes soulève naturellement des interrogations sur le circuit et le calendrier de mise à disposition de ces sommes.
UNE GESTION QUI INTERROGE
Notre enquête soulève également une autre curiosité concernant les primes de participation.
Celles-ci auraient été mises en paiement après le début de la compétition, environ une semaine plus tard, à la veille de la rencontre face au Ghana.
Un calendrier inhabituel, puisque ce type de procédure intervient généralement au cours du stage préparatoire avant le début d’une compétition.
Pourquoi ce retard ? Pourquoi les primes liées aux performances des Lionnes ne sont-elles pas encore réglées alors que la sélection a atteint le dernier carré ? Et surtout, où se situe aujourd’hui le blocage ?
À ce stade, ces questions restent sans réponse claire.
Une chose est certaine : les Lionnes Indomptables ont déjà répondu sur le terrain. Elles ont gagné leur qualification et se retrouvent désormais à une marche d’une finale.
En dehors du terrain, en revanche, le dossier des primes continue de susciter des interrogations.
UNE ENQUÊTE QUI SE POURSUIT
Depuis plusieurs mois, nous suivons ce dossier et cherchons à comprendre le circuit de ces fonds, annoncés comme disponibles depuis février.
L’objectif n’est pas de tirer des conclusions hâtives, mais de comprendre où se situe le retard et pourquoi des joueuses et leurs encadreurs doivent encore attendre le paiement de primes liées à des performances qu’ils ont déjà réalisées.
À quelques heures d’un match aussi important que cette demi-finale face au Maroc, le sujet mérite des réponses.
Les Lionnes sont sur le terrain pour écrire leur histoire. En coulisses, reste désormais à savoir quand l’administration donnera aux joueuses et à leurs encadreurs ce qui leur est dû.
RSI









