Actualités of Tuesday, 13 October 2026

Source: www.camerounweb.com

L'heure est grave: des têtes vonnt tomber après ce nouveau scandale qui secoue la République, Paul Biya interpellé

6,27 milliards de FCFA de préjudices financiers recensés en 2025, contre environ 4,1 milliards en 2024. Une progression de près de 53 % qui interroge, d'autant plus que le président de la CONAC, le révérend docteur Dieudonné Massi Gams, évoque dans le même temps une « diminution des préjudices subis par le Cameroun du fait de la corruption ». Un décalage qui appelle des précisions sur les indicateurs comparés. Présenté le 8 octobre 2026 à Yaoundé, le 15ᵉ rapport sur l'état de la lutte contre la corruption révèle également que les seules enquêtes approfondies de la Commission ont fait ressortir environ 1,72 milliard de FCFA de préjudices, le reste provenant des décisions du Conseil de discipline budgétaire et financière et du Tribunal criminel spécial. Par ailleurs, les dénonciations enregistrées par la CONAC sont passées de 10 520 à 8 036, une baisse qui pourrait s'expliquer par la multiplication des lignes de signalement dans les administrations.





Info en continu… CORRUPTION AU CAMEROUN : 6,27 MILLIARDS FCFA DE PRÉJUDICES EN 2025, UN BILAN QUI INTERROGE

Les préjudices financiers recensés dans le rapport 2025 de la Commission nationale anti-corruption progressent fortement. Pourtant, son président évoque une diminution des pertes subies par le Cameroun. Un décalage qui appelle des précisions sur les indicateurs comparés.

Présenté le 8 octobre 2026 à Yaoundé, le 15ᵉ rapport sur l’état de la lutte contre la corruption chiffre les préjudices financiers à 6,27 milliards de FCFA, contre environ 4,1 milliards en 2024. Sur la base de ces montants arrondis, la progression atteint 2,17 milliards de FCFA, soit près de 53 %.
Une précision est toutefois nécessaire : cette enveloppe ne correspond pas exclusivement aux enquêtes de la CONAC. Elle rassemble également les préjudices établis à travers les décisions du Conseil de discipline budgétaire et financière et du Tribunal criminel spécial. Les seules enquêtes approfondies de la Commission ont fait ressortir environ 1,72 milliard de FCFA de préjudices.
Ces chiffres mesurent donc les dommages financiers documentés dans les dossiers recensés. Ils ne constituent pas une estimation exhaustive du coût de la corruption dans l’ensemble du pays. Leur augmentation peut notamment dépendre du nombre, de la nature et de l’importance financière des affaires traitées.
Reste que le discours accompagnant leur présentation soulève une interrogation. Selon le président de la CONAC, le révérend docteur Dieudonné Massi Gams, a déclaré : « Les préjudices subis par le Cameroun du fait de la corruption sont en train de diminuer », tout en évoquant des récupérations en cours.
À quel périmètre et à quelle période cette diminution se rapporte-t-elle ? Les éléments disponibles ne permettent pas de le préciser. Une baisse observée sur certains dossiers ou sur une période plus longue pourrait coexister avec une hausse annuelle. Mais les montants présentés pour 2024 et 2025 ne suffisent pas à soutenir, à eux seuls, le constat d’une diminution.
Le rapport fait également état de 112 contributions reçues, contre 104 un an auparavant, soit huit contributions supplémentaires. Cet élargissement de la participation à son élaboration ne renseigne cependant pas directement sur l’évolution des pratiques de corruption.
Autre indicateur : les dénonciations enregistrées par la CONAC sont passées de 10 520 à 8 036, une baisse de 2 484. Cette évolution pourrait s’expliquer par la multiplication des lignes de signalement dans les administrations.
Ainsi va la République