Actualités of Monday, 24 August 2026

Source: www.camerounweb.com

L'absence de Paul Biya fait plonger les obligations camerounaises : les chiffres qui inquiètent les investisseurs

Selon les révélations exclusives de Jeune Afrique, l'absence prolongée de Paul Biya à Genève a provoqué une contre-performance des eurobonds camerounais, qualifiée de « pire de toutes celles du continent » par Bloomberg. Un signal d'alarme que les autorités peinent à éteindre, alors que le pays prépare une nouvelle levée de fonds de 1 000 milliards FCFA .


L'article de Jeune Afrique révèle que dès le départ de Paul Biya le 7 juin 2026, les obligations camerounaises ont enregistré des pertes cumulées de 0,6 %, tandis que les titres du Congo et du Gabon affichaient des gains respectifs de 0,2 % et 1 % sur la même période. Les obligations arrivant à échéance en 2033 ont vu leur rendement grimper de 70 points de base pour atteindre 9,5 % .

Selon les informations de Jeune Afrique, l'analyste d'Oxford Economics, François Conradie, estime que l'absence de Paul Biya signifie probablement qu'il est « souffrant », et prédit une période prolongée d'incertitude politique et une dégradation continue de la gouvernance. « Même si Biya devait revenir au pays, les interrogations sur sa succession ne disparaîtraient pas pour autant », souligne-t-il .

Une inquiétude récurrente des financeurs
Jeune Afrique révèle que dès février dernier, une délégation de représentants des banques d'affaires et fonds d'investissement ayant participé à l'eurobond de janvier 2026 avait pour unique préoccupation la question de la succession à la tête de l'État. « Que va-t-il se passer si [Paul Biya] n'est plus là ? » s'inquiétait l'un d'eux .

Moins d'un mois après, un projet de loi réinstaurant un poste de vice-président sortait des cartons. Simple coïncidence ou relation de cause à effet ? Le magazine laisse planer le doute .


L'enquête de Jeune Afrique identifie une méthode bien rodée du pouvoir face aux critiques extérieures : déni doublé d'une campagne de discrédit, démarche à usage interne pour rallier l'opinion, puis temps de latence avant d'accepter la réprimande. La question est de savoir si cette recette éprouvée fonctionnera face aux marchés .