Actualités of Monday, 24 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Succession de Paul Biya : les agences de notation tirent la sonnette d'alarme depuis 2024

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Jeune Afrique révèle que les agences de notation surveillent depuis des années le risque politique lié à l'absence de plan de succession au Cameroun. La réforme constitutionnelle d'avril 2026 a créé un poste de vice-président, mais l'incertitude persiste sur l'identité du futur numéro deux, un élément clé pour les investisseurs internationaux .


Selon Jeune Afrique, dès novembre 2024, Fitch Ratings soulignait que « l'instabilité politique sera un facteur majeur influençant la note souveraine du Cameroun », pointant l'âge de Paul Biya et « l'absence d'un plan de succession » comme facteurs de risque . Moody's, en février 2024, mettait en garde contre les « risques de déstabilisation politique liés à l'absence d'un plan crédible de succession présidentielle » .

Standard & Poor's, en mars 2025, rappelait que le Cameroun est dirigé depuis 1982 par Paul Biya, qui à 92 ans se présentait pour un huitième mandat, ajoutant que la concentration du pouvoir entretenait un niveau élevé d'incertitude .

Une réforme qui n'a pas tout réglé
La réforme constitutionnelle d'avril 2026, instaurant le poste de vice-président, a conduit Fitch à revoir partiellement son appréciation. L'agence estime que « le risque d'une transition désordonnée du pouvoir au Cameroun a diminué, sans pour autant disparaître ». Le problème persiste : « on ne sait pas encore qui occupera cette fonction et les risques persistent, compte tenu d'un environnement sociopolitique fragmenté » .


Jeune Afrique relève que le ministre des Finances Louis Paul Motaze est resté de marbre face aux interpellations des internautes et des médias spécialisés. Dans un landernau politique où toute sortie officielle requiert l'onction du palais d'Etoudi, le ministre ne pouvait que faire le dos rond .

Le retour de Paul Biya à Yaoundé le 20 août a certes permis de dissiper un nuage. Mais il ne balaie pas pour autant les incertitudes autour de sa succession, une « patate chaude » qu'affronte systématiquement l'équipe camerounaise lors des différents roadshows à Londres ou à New York, conclut Jeune Afrique .