Un communiqué gouvernemental censé démontrer la rigueur de l'État camerounais dans la gestion de ses enseignants absentéistes produit l'effet inverse : celui d'un aveu. En révélant que des fonctionnaires de l'éducation continuent de percevoir leurs salaires des années après avoir quitté le territoire, les autorités mettent involontairement en lumière les dysfonctionnements profonds d'une administration incapable de croiser ses propres fichiers. Pour le chroniqueur Raoul Christophe Bia, la vraie question n'est pas celle de la fraude individuelle, mais celle d'un système qui la rend possible — voire inévitable. Et derrière les chiffres, une réalité que personne ne veut nommer : si des enseignants choisissent l'exil plutôt que le tableau noir, c'est peut-être que le système a, bien avant eux, démissionné.
Raoul Christophe BIA ÉCOUTE !
J’ai toujours dit qu’il ne faut pas confier la communication à des amateurs d’histoires et de mises en scène.
À force de vouloir fabriquer du sensationnel, vous exposez surtout les failles du système que vous êtes censés défendre.
Ce communiqué n’est pas une démonstration d’autorité. C’est l’aveu public d’un système administratif obsolète.
Dans une administration structurée, la situation aurait été réglée dès le premier mois :
absence constatée → salaire suspendu.
Simple. Propre. Efficace.
Mais non. On laisse courir des années de paiements, puis on publie un communiqué comme si la surprise était totale.
Ce que certains appellent magnanimité ressemble davantage à du laxisme institutionnel.
Pendant ce temps, on s’indigne, on accuse, on dramatise… alors que le problème est avant tout systémique.
Et ajoutons une contradiction délicieuse :
on interdit aux enseignants de quitter le pays, puis on feint de découvrir qu’ils sont partis.
Quel enseignant irait officiellement déclarer son départ dans un tel contexte ?
Ce communiqué ne corrige rien.
Il maquille un dysfonctionnement ancien.
La vraie question n’est pas :
“Pourquoi continuent-ils à toucher leur salaire ?”
La vraie question est :
“Qu’est-ce qui, dans ce système, rend cela possible pendant des années ?”
Et plus encore :
Pourquoi des enseignants désertent-ils au point de préférer l’exil au tableau noir ?
Mais je pense que cette questions Anicet Nemani C’est lui qui aime coacher et accompagner les candidats dans leurs procédures d’obtention de visa étudiant
Avec School Mo by Bimstr.
Parce que, vu la manière dont je vois les Camerounais à Mbeng, Anicet y est certainement pour quelque chose.
Voici son numéro pour les enseignants qui souhaitent venir en France, poursuivre leurs études, renforcer leurs compétences, puis revenir contribuer au développement du pays.









