Actualités of Tuesday, 25 August 2026
Source: www.camerounweb.com
Au palais d'Etoudi, la présidence déteste qu'on oriente une caméra en direction du chef des lieux, Paul Biya. Le palais impose une interdiction stricte des téléphones portables et des caméras durant les réceptions, comme lors du récent accueil des Lionnes indomptables par le couple présidentiel. Qui tente quoi que ce soit de contraire aux prescriptions le fait à ses risques et périls.
Il existe un contrôle absolu de l'image présidentielle depuis des années maintenant, avec la santé du leader du Rassemblement démocratique du peuple camerounais qui n'est plus au top. Il éprouve des difficultés physiques et mentales qui réduisent son aura trop souvent.
Ce n'est donc plus un secret pour personne, à Yaoundé, la communication du chef de l'État est plus verrouillée que jamais : aucun enregistrement vidéo non filtré du président n'est autorisé : les forces de sécurité confisquent ou interdisent l'entrée avec des téléphones portables pour éviter toute fuite d'images ; seule la Cameroon Radio Television, la chaîne nationale, est autorisée à diffuser des images triées et contrôlées.
À son retour de la Suisse, après soixante-quatorze (74) jours de soins et de repos, la politique de restriction a continué. Les citoyens qui attendaient de voir Paul Biya n'ont eu droit qu'à une très triste main sortie du véhicule en leur direction, sans voir la face de celle à qui elle appartient et pour laquelle ils sont venus.
Ce retour à Yaoundé du président âgé de 93 ans a été suivi par la visite des Lionnes indomptables, après leur sacre à la Coupe d'Afrique des nations. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Samuel Eto'o Fils, et le ministre des Sports et de l'Éducation physique, Narcisse Mouelle Kombi, ont réussi à convaincre Paul Biya et sa femme de les recevoir après leur acte héroïque sur les terres du Maroc.
Et là, Paul Biya s'est montré. On a vu par exemple, grâce à une caméra cachée qui l'a filmé discrètement, que Simon Pierre Bikele, le chargé de protocole d'État, aide Paul Biya à remettre les décorations, lui-même éprouvant beaucoup de difficultés à le faire.
« On dirait un petit enfant qu'un adulte aide ou un robot téléguidé par des hommes », constate l'activiste Zang qui a vu les vidéos. Aussi, le dirigeant n'avait pas la force d'accrocher lui-même les médailles au cou des joueuses, il les remettait simplement aux récipiendaires afin qu'elles-mêmes s'en chargent. Paul Biya n'a pas dit adieu à ses problèmes physiques. À son âge, on bien obligé de se plier à une évidence : il devra vivre avec eux.