Actualités of Wednesday, 20 May 2026
Source: www.camerounweb.com
Il y a des petites choses pour lesquelles on pourrait féliciter Samuel Eto’o, après l’inauguration du nouveau siège de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Jean Ediegnie partage cet avis qu’il publie sur les réseaux sociaux.
Mes chers compatriotes. La Fecafoot a officiellement inauguré son nouveau siège à Yaoundé et dans un pays où beaucoup de chantiers sont annoncés, commencés, financés, mais rarement achevés ou inaugurés, cet événement mérite tout de même d’être souligné.
Car au Cameroun, nous avons malheureusement pris l’habitude des infrastructures inachevées, des projets interminables et des promesses suspendues dans le temps. L’exemple du complexe sportif d’Olembe reste encore dans toutes les mémoires. C’est pourquoi voir une infrastructure moderne sortir effectivement de terre, être achevée, puis inaugurée, reste un signal important.
Au-delà des débats habituels autour de Samuel Eto’o, certaines images et certains symboles méritaient donc d’être salués. Voici 5 éléments que j’ai personnellement appréciés.
5. Les footballeurs ont enfin été remis au centre de l’événement. On a vu des anciens joueurs, des acteurs du football, des légendes du terrain au-devant de la scène. Pas une cérémonie transformée en carnaval d’influenceurs, de buzz artificiel ou de selfies inutiles. Le football a parlé football et franchement, cela faisait du bien.
4. Samuel Eto’o a utilisé son discours pour tendre la main. Dans un environnement souvent tendu, Samuel Eto’o a choisi l’apaisement, l’ouverture, le respect institutionnel en adressant des paroles conciliantes au ministère des Sports ainsi qu’à El Hadj Diouf. Comme quoi, la grandeur ne se mesure pas seulement dans les rapports de force. Elle se mesure aussi dans la capacité à rassembler.
3. Merci pour cette nouvelle cathédrale du football camerounais. Qu’on aime Samuel Eto’o ou pas, une chose est difficile à nier, ce nouveau siège embellit Yaoundé. Le bâtiment donne une image moderne, une image professionnelle, une image ambitieuse du football camerounais. Et dans un pays où beaucoup d’institutions vieillissent sans se renouveler, voir émerger une infrastructure de cette qualité mérite d’être reconnu.
2. La création de la Fondation Fecafoot est une excellente idée et le choix de Roger Milla comme président de cette fondation est hautement symbolique. Si cette structure est bien organisée, elle peut devenir un levier de financement, un soutien au football jeune, un outil de développement du football amateur. Le football camerounais a longtemps souffert d’un manque de structuration à la base. Peut-être que cette fondation permettra enfin de penser aussi aux générations futures.
1. Le discours de Samuel Eto’o était probablement son plus fédérateur depuis longtemps. On a vu un Samuel Eto’o moins dans le combat, moins dans la provocation, davantage dans la construction. Le ton était plus institutionnel. Plus rassembleur. Plus présidentiel. Et personnellement, j’aimerais voir plus souvent cette version-là. Parce qu’au final, le football camerounais a davantage besoin d’unificateurs que de guerres permanentes.