La mutation disciplinaire du commissaire du gouvernement Cerlin Belinga, en pleine audience du procès de l'assassinat de Martinez Zogo, a été accueillie comme un véritable coup de théâtre par les avocats suivant ce dossier. Du côté de la partie civile, plusieurs conseils qui l'avaient dans le collimateur depuis des mois n'ont pas caché leur soulagement.
Ces avocats reprochaient au magistrat militaire de s'être progressivement approprié la conduite du dossier, en entretenant selon eux une opacité jugée troublante et en attisant les suspicions autour de certains choix d'orientation de l'enquête. Un excès de zèle sur certains points, un désintérêt marqué sur d'autres : c'est ce mélange, dénoncé de longue date par plusieurs conseils de la partie civile, qui aurait fini par avoir raison du commissaire du gouvernement.
Désormais, tous les regards se tournent vers son successeur, André Atemengue Omgba. Les avocats qui défendent la mémoire du journaliste assassiné espèrent que ce changement d'acteur judiciaire ouvrira une nouvelle ère dans la conduite de la procédure, placée sous le signe de la transparence, de la rigueur et de l'impartialité qu'ils disent avoir vainement réclamées jusqu'ici.









