Le patron de la Police camerounaise a décidé de mettre de l'ordre dans les rangs. Le Délégué Général à la Sûreté Nationale, Martin Mbarga Nguele, a signé le 13 mars 2026 la Circulaire N°18/DGSN/SG/DJ adressée à tous les responsables des services centraux et extérieurs de la Sûreté Nationale, rappelant avec fermeté les règles déontologiques que certains fonctionnaires de police semblent avoir perdues de vue.
Piercings, chevillières et coiffures extravagantes : tolérance zéro
Le premier volet de la circulaire cible les dérives vestimentaires. Mbarga Nguele constate que des fonctionnaires de police arborent « de manière ostentatoire des uniformes de service non réglementaires » — décorations et insignes non autorisés, coiffures extravagantes, chaussures non conformes, piercings et chevillières. Une liste d'écarts qui, selon le Délégué Général, « portent gravement atteinte à l'image et à la considération du Corps de la Sûreté Nationale ».
Le rappel est sans appel : les fonctionnaires de police sont soumis au port de l'uniforme réglementaire de service assorti des attributs de grade et du badge d'identification — et rien d'autre. Concernant les distinctions honorifiques étrangères, leur port est subordonné à l'autorisation préalable du Président de la République lui-même.
Le second volet, particulièrement actuel, concerne l'usage des réseaux sociaux. Mbarga Nguele pointe une dérive croissante : des policiers qui « s'exhibent avec les uniformes de la Sûreté Nationale » sur les plateformes numériques, et publient « des contenus équivoques sur des questions sensibles d'intérêt national ». Désormais, toute apparition en tenue de service dans les médias ou sur les réseaux sociaux est formellement soumise à une autorisation expresse de la hiérarchie.
La circulaire rappelle enfin une règle fondamentale trop souvent ignorée : la confidentialité des informations liées au service. Toute diffusion de documents ou d'informations classés confidentiels ou secrets est prohibée. Une disposition qui prend une résonance particulière dans un contexte où des documents internes circulent régulièrement sur les réseaux sociaux camerounais.
Les contrevenants s'exposent désormais à des sanctions disciplinaires et judiciaires prévues par le code de déontologie policière.









