Actualités of Thursday, 5 November 2026

Source: www.camerounweb.com

Dictature : sale temps pour Paul Biya à Genève

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Le régime de Paul Biya a été auditionné ce jeudi 22 octobre 2026 à Genève, en Suisse, par le Comité des droits de l'homme des Nations unies, dans le cadre du suivi du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Face aux préoccupations majeures soulevées par les experts onusiens, la délégation camerounaise a adopté une posture défensive, marquée par le déni et l'esquive, minimisant la gravité des violations dénoncées.

C'était un exercice d'évaluation très attendu. Ce jeudi 22 octobre 2026, le Cameroun a comparu devant le Comité des droits de l'homme des Nations unies à Genève, pour examiner sa mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Une audition qui a mis en lumière le fossé entre le discours officiel de Yaoundé et les réalités documentées par les organisations de défense des droits humains.

Des préoccupations majeures

Les échanges ont porté sur plusieurs sujets brûlants. Le Comité a interrogé la délégation camerounaise sur le recours aux armes létales contre des civils lors de manifestations, les détentions arbitraires, le jugement de civils devant des juridictions militaires, ainsi que les violences persistantes dans les régions anglophones et dans l'Extrême-Nord du pays.

L'affaire Martinez Zogo et l'efficacité de la lutte contre la corruption au Cameroun ont également été évoquées, signe que ces dossiers dépassent désormais les frontières nationales et suscitent l'attention de la communauté internationale.

Une posture défensive

Face à ces interrogations, la délégation camerounaise, conduite par l'ambassadeur et représentant permanent auprès des Nations unies, a adopté une posture défensive. Ses réponses, marquées par le déni et l'esquive, ont donné l'impression de minimiser la gravité des violations dénoncées. Tout au long de l'audition, elle a présenté le Cameroun comme un État démocratique respectueux des droits de l'homme, en contradiction avec les nombreuses préoccupations soulevées par le Comité et les rapports de diverses organisations nationales et internationales.

Un contexte de pressions internationales

Cette audition intervient dans un contexte où le Cameroun est de plus en plus critiqué sur le plan international pour sa gestion des libertés publiques. Entre les révélations sur les conditions de détention dans les prisons, les accusations de torture et les procès devant des juridictions d'exception, l'image du pays est sérieusement écornée.