À 41 ans et après 234 sélections, Cristiano Ronaldo a officiellement annoncé sa retraite internationale sur ses réseaux sociaux. Dans une vidéo émouvante publiée sur Instagram, le quintuple Ballon d'Or a décidé de rendre le maillot numéro 7 de la Seleção, refermant un chapitre de 23 ans et 146 buts. Une décision qui intervient quelques semaines après celle de son éternel rival, Lionel Messi.
C'est une page de l'histoire du football mondial qui se tourne. Ce jeudi 5 novembre 2026, Cristiano Ronaldo a annoncé sa retraite internationale. À 41 ans, l'attaquant d'Al-Nassr met un terme à 23 années de carrière sous le maillot de la Seleção, entamée en août 2003.
« Le jour est arrivé de rendre le maillot numéro 7 »
Dans un long message vidéo publié sur son compte Instagram, le capitaine portugais a expliqué sa décision avec une émotion palpable. « Le jour est arrivé de rendre le maillot numéro 7 de notre sélection, celle de nous tous. Je ne l'ai jamais considéré comme exclusivement le mien, mais pendant 23 ans, j'ai eu le privilège et la responsabilité de le porter, de le défendre et de l'emmener avec moi dans les stades du monde entier. Aujourd'hui, le moment est venu de le transmettre à l'avenir. »
Il a ajouté : « Ce n'était pas une décision facile, car certaines décisions ne se prennent pas uniquement avec la tête, elles se prennent aussi avec le cœur. »
Une carrière hors norme
En 234 sélections, Cristiano Ronaldo a inscrit 146 buts, devenant le meilleur buteur de l'histoire des sélections nationales. Il a remporté l'Euro 2016 et la Ligue des nations 2019 avec le Portugal. Malgré les critiques essuyées lors de la Coupe du monde 2026, il avait tenu à revenir en sélection, avant de comprendre que le moment était venu de passer la main.
« Quand je sentirai que je ne sers plus à rien ici, que je ne donne plus rien sur le terrain, que je ne marque plus de buts ou que je crée une mauvaise ambiance, je serai le premier à faire mes valises pour m'en aller », avait-il déclaré en août dernier. Il a tenu parole.
Un hommage aux Portugais
Au-delà de son palmarès, c'est un message d'une grande sincérité qu'il a adressé à son pays. « Je vois des immigrés qui, pendant 90 minutes, se sentaient un peu plus proches du Portugal. Je vois des millions de Portugais que je n'ai jamais rencontrés personnellement, mais qui ont fait partie de ma vie. Car au final, le football est bien plus qu'un simple jeu. Le football, ce sont les gens. »
Il a également évoqué les moments difficiles : « J'ai aussi échoué, j'ai aussi souffert, il y a également eu des moments où je n'ai pas été capable d'offrir aux Portugais ce qu'ils désiraient tant. Mais je n'ai jamais abandonné. Et surtout, je n'ai jamais cessé d'être fier de représenter le Portugal. »
La fin d'une ère
Cette retraite intervient quelques semaines après celle de Lionel Messi, qui a fait ses adieux à l'Argentine le mois dernier. Les deux légendes du football mondial quittent donc la scène internationale presque simultanément, refermant une rivalité qui aura marqué toute une génération de supporters.
Cristiano Ronaldo n'a pas encore annoncé s'il mettra un terme à sa carrière en club. Il lui reste une saison à Al-Nassr, où il continue de briller.
« À vous, Portugais,
Le jour est arrivé de rendre le maillot numéro 7 de notre sélection, celle de nous tous. Je ne l’ai jamais considéré comme exclusivement le mien, mais pendant 23 ans, j’ai eu le privilège et la responsabilité de le porter, de le défendre et de l’emmener avec moi dans les stades du monde entier. Aujourd’hui, le moment est venu de le transmettre à l’avenir. Ce n’était pas une décision facile, car certaines décisions ne se prennent pas uniquement avec la tête, elles se prennent aussi avec le cœur. Un parcours commencé en août 2003 s’achève, un parcours qui a changé ma vie à jamais. Lorsque je regarde en arrière et que je repense à tout ce que j’ai vécu avec la sélection, je ne vois pas seulement des matchs, des buts, des records ou des trophées. Je vois des personnes. Je vois des immigrés qui, pendant 90 minutes, se sentaient un peu plus proches du Portugal. Je vois des millions de Portugais que je n’ai jamais rencontrés personnellement, mais qui ont fait partie de ma vie. Car au final, le football est bien plus qu’un simple jeu. Le football, ce sont les gens. Tout au long de ma carrière en sélection, j’ai toujours cherché à repousser mes limites. Je voulais gagner, je voulais être le meilleur, je voulais marquer l’histoire. J’ai toujours été exigeant envers moi-même. J’ai toujours voulu davantage, j’ai toujours cru que nous pouvions aller encore plus loin. Et j’ai tout donné pour ce maillot. Il y a eu des après-midi et des soirées parfaites, des victoires que je n’oublierai jamais, et des défaites dont le souvenir me fait encore mal aujourd’hui. J’ai aussi échoué, j’ai aussi souffert, il y a également eu des moments où je n’ai pas été capable d’offrir aux Portugais ce qu’ils désiraient tant. Mais je n’ai jamais abandonné. Et surtout, je n’ai jamais cessé d’être fier de représenter le Portugal. Au fil de ces années, j’ai appris des choses très simples. Les buts passent, les trophées restent dans les musées, les records finissent toujours par être battus. Mais il y a quelque chose que le temps ne pourra jamais effacer : la place que nous occupons dans le cœur des gens. Si je vous ai déjà rendu heureux, si l’un de mes buts vous a déjà fait prendre quelqu’un dans vos bras, oublier un souci ou ressentir de la fierté pour notre pays, alors tout cela en valait la peine. Car être Portugais, c’est aussi cela. Nous souffrons ensemble, nous nous relevons ensemble. Et nous y croyons à nouveau. Le Portugal aura toujours besoin de jeunes qui rêvent, de joueurs qui n’abandonnent jamais, de nouvelles générations qui croient qu’il est possible d’aller là où personne n’est encore allé. Car un pays qui continue de faire naître de nouveaux héros est un pays qui ne cesse jamais de croire en lui-même. À mes coéquipiers en sélection, je souhaite adresser un message particulier. Merci pour chaque course, pour chaque accolade, pour chaque discussion, pour chaque silence avant d’entrer sur le terrain, pour chaque victoire que nous avons célébrée ensemble et pour chaque défaite qui nous a rendus plus forts. J’ai eu le privilège d’être votre capitaine. Mais un capitaine ne marche jamais seul. Et vous faites partie de mon histoire. À tous les entraîneurs, dirigeants, médecins, kinésithérapeutes, intendants, employés et à toutes les personnes qui ont travaillé à mes côtés au fil de ces années, je vous adresse mes remerciements. Beaucoup d’entre vous n’apparaissent jamais sur les photos. Mais sans vous, aucune de ces photos n’aurait été possible. À ma famille, merci d’avoir partagé ce rêve avec moi. Merci d’avoir compris mes absences, les sacrifices et les moments où la sélection a dû occuper une place qui vous appartenait également. Si je suis allé aussi loin, c’est parce que nous avons toujours avancé main dans la main. Et à vous, les Portugais, à tous les Portugais dispersés aux quatre coins du monde, je souhaite dire une dernière chose. Il y a une image que je garderai toujours avec moi. Le moment où retentit l’hymne national. Je regarde autour de moi, je vois mes coéquipiers, je vois les tribunes, je vois des enfants, des mères, des pères et des grands-parents, je vois des Portugais qui ont parcouru tant de kilomètres simplement pour être là. Et pendant ces quelques minutes, nous cessons d’être différents. Il n’y a plus de clubs, il n’y a plus de couleurs, il n’y a plus de classes sociales, il n’y a plus de professions, il n’y a plus d’opinions. Il n’existe qu’une seule passion. Le Portugal. C’est ce sentiment que j’emporterai avec moi pour le reste de ma vie. Aujourd’hui, je mets fin à mon parcours sur le terrain avec la sélection nationale, je pars la tête haute, fier du chemin parcouru et avec la conscience d’avoir tout donné pour le Portugal. Mais je ne cesserai jamais d’être l’un des vôtres. Je continuerai à souffrir, à vibrer et à célébrer chaque victoire du Portugal avec vous. J’ai consacré ma vie à travailler pour devenir le meilleur joueur du monde. Aujourd’hui, je comprends que ma plus grande victoire a été d’avoir eu le mérite de représenter le meilleur pays du monde. Merci pour ces 23 années. Merci d’avoir cru en moi. Merci de m’avoir permis de vivre un rêve qui a commencé lorsque je n’étais encore qu’un enfant, à Madère, courant derrière un ballon. Le maillot numéro 7 reste. La fierté de l’avoir porté m’appartiendra pour toujours. Le Portugal sera toujours en moi. À jamais. Cristiano Ronaldo. »









