À deux mois d'un audit international de l'aviation civile, Joseph Dion Ngute remet l'occupation des terrains aéroportuaires à l'ordre du jour. Lors du Conseil de cabinet du 23 septembre 2026, le Premier ministre a dénoncé l'installation irrégulière de riverains et d'entreprises sur des espaces réservés aux aéroports, appelant les administrations concernées à coordonner les opérations de libération des emprises et, lorsque la situation le justifie, l'indemnisation des personnes touchées. Un programme national de reconstitution et de sécurisation du patrimoine foncier aéroportuaire a été annoncé. L'échéance est connue : l'audit du programme de supervision de la sécurité de l'OACI est prévu du 26 novembre au 9 décembre 2026. Le problème ne date pas d'hier : en 2019, la CCAA alertait déjà sur les constructions illicites à Nsimalen, et en 2015, un précédent audit de l'OACI avait relevé des situations similaires. À l'approche de l'examen, la question sera de savoir quelles emprises ont effectivement été libérées et comment les indemnisations annoncées auront été traitées.
AÉROPORTS DU CAMEROUN : LE PREMIER MINISTRE, DION NGUTE DÉNONCE L’OCCUPATION DES TERRAINS AUTOUR DES AÉROPORTS AVANT L’AUDIT DE L’OACI
À deux mois d’un audit international de l’aviation civile, Joseph Dion Ngute remet l’occupation des terrains aéroportuaires à l’ordre du jour. Lors du Conseil de cabinet du 23 septembre, le Premier ministre a dénoncé l’installation irrégulière de riverains et d’entreprises sur des espaces réservés aux aéroports. Il a appelé les administrations concernées à coordonner les opérations de libération des emprises et, lorsque la situation le justifie, l’indemnisation des personnes touchées. Un programme national de reconstitution et de sécurisation du patrimoine foncier aéroportuaire a été annoncé.
L’échéance est connue : selon l’Autorité aéronautique camerounaise (CCAA), l’audit du programme de supervision de la sécurité de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) est prévu du 26 novembre au 9 décembre 2026. Cet examen porte sur la capacité du Cameroun à surveiller la sécurité de son aviation civile ; la protection des aéroports s’inscrit dans cet enjeu plus large.
Le problème ne date pas de ce Conseil de cabinet. En 2019, la CCAA alertait les riverains de Yaoundé-Nsimalen sur les constructions illicites, les cultures proches des installations et les dégradations de la clôture. Elle rappelait que ces situations avaient déjà été relevées à la suite d’un audit de l’OACI en 2015. En juillet 2025, un comité national de sûreté évoquait encore les activités illicites aux abords de cet aéroport.
À Douala, la CCAA annonçait en septembre 2023 la remise de chèques d’accompagnement social à une centaine d’habitants de New-Town Aéroport 1 et 4, avant une nouvelle phase de déguerpissement. L’autorité signalait des constructions près de la clôture et des activités présentant un risque d’incendie autour des installations pétrolières. À Ngaoundéré, elle faisait état en août 2024 d’une deuxième phase d’indemnisation concernant 249 habitants expropriés. Le montant prévu par décret pour cette opération atteignait 250,09 millions de FCFA.
Ces précédents donnent une portée concrète à l’instruction du Premier ministre : il faut établir les limites des terrains, identifier les occupations et examiner les droits de chaque personne concernée. À l’approche de l’audit, la question sera de savoir quelles emprises ont effectivement été libérées et comment les indemnisations annoncées auront été traitées.
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