Actualités of Tuesday, 6 October 2026

Source: www.camerounweb.com

De Ngomedzap à Etoudi : les cinquante ans de carrière du « juge des nuits électorales » révémations sur la vie de Clément Atangana

Décédé le 4 octobre à Paris, Clément Atangana laisse l'image d'un homme lié aux élections. Jeune Afrique retrace un parcours plus large que ce que le public en connaît.

Selon le magazine, il est né à Ekoumeyeck, dans l'arrondissement de Ngomedzap, a étudié le droit à l'Université fédérale du Cameroun, puis à l'Enam et à l'Institut international d'administration publique de Paris, avant d'entrer dans la magistrature le 20 décembre 1968. Jeune Afrique détaille ses postes : juge d'instruction à Nkongsamba, président de plusieurs tribunaux, procureur général près la Cour d'appel du Nord en 1988, puis président de la Chambre administrative de la Cour suprême de 1997 à 1999.

Jeune Afrique situe en 1997 le début de ce qui fixera son image : la présidence de la Commission nationale de recensement général des votes, qu'il ne quittera plus pendant dix-sept ans, sénatoriales, législatives et présidentielles confondues. Le magazine précise que la commission a fini par être surnommée la « commission Atangana ».

Le magazine met aussi en lumière une autre facette : observateur auprès du Comité contre la torture à Genève de 1993 à 1995, puis membre, dès 1999, du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l'ONU. Il quitte la magistrature en 2014, s'inscrit au barreau en 2015, et croit-on alors sa carrière achevée.

C'était compter sans Paul Biya. Selon Jeune Afrique, le 7 février 2018, deux décrets signés le même jour le nomment membre du Conseil constitutionnel, puis à sa tête. Le magazine rapporte que Biya lui a conservé sa confiance : en janvier 2024, un décret le maintient pour six ans, à 82 ans.

Jeune Afrique rappelle enfin les circonstances de sa mort, aux premières heures du 4 octobre à l'Hôpital américain de Paris. Hospitalisé plusieurs semaines à Yaoundé, il avait été évacué en Europe sur ordre de Paul Biya. Alice Nkom a réagi sur un ton de reproche, tandis que Maurice Kamto a préféré se taire. Le magazine inscrit ce décès dans la série de ceux de Marcel Niat Njifenji, Cavaye Yéguié Djibril et Alexis Dipanda Mouelle, qui semblent refermer toute une génération.