Le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, 35ᵉ témoin de l'accusation dans le procès de l'assassinat de Martinez Zogo, était absent ce lundi 5 octobre 2026 au Tribunal militaire de Yaoundé. Après un premier calendrier fixé aux 26 et 27 octobre, contesté par la défense, les prochaines audiences ont été reprogrammées aux 12 et 13 octobre à 10 heures.
C'est un contretemps qui rallonge un peu plus un procès déjà interminable. Ce lundi 5 octobre 2026, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du Service central des recherches judiciaires de la Gendarmerie nationale et 35ᵉ témoin de l'accusation, ne s'est pas présenté au Tribunal militaire de Yaoundé. Son contre-interrogatoire, entamé depuis le 1er septembre, devait se poursuivre.
Selon les informations recueillies, un premier calendrier avait été fixé aux 26 et 27 octobre 2026. Mais la défense aurait contesté ces dates, invoquant des contraintes de procédure. Finalement, les prochaines audiences ont été reprogrammées aux 12 et 13 octobre 2026 à 10 heures.
Cette absence du témoin, conjuguée aux reports successifs, alimente les critiques sur la lenteur de la justice dans cette affaire. Depuis l'ouverture du procès en mars 2024, les audiences ont été régulièrement reportées, et les témoins entendus ont souvent apporté plus de questions que de réponses.
Un témoin clé
Le lieutenant-colonel Bialo est un témoin central du dossier. Son service, le SCRJ, s'était auto-saisi de l'affaire après la disparition de Martinez Zogo. C'est lui qui a coordonné les premières investigations techniques, notamment le tracking des téléphones et l'exploitation des vidéos de surveillance.
Lors de ses précédentes auditions, il a livré des révélations sur la disparition d'un iPhone dans l'enquête préliminaire, sur les relations entre les différents protagonistes et sur les zones d'ombre de l'enquête. Son contre-interrogatoire, entamé le 1er septembre, doit permettre à la défense de tester la solidité de ses déclarations.
Seize personnes comparaissent dans cette affaire, dont Jean-Pierre Amougou Belinga, Léopold Maxime Eko Eko, Justin Danwe et Martin Savom. Le procès doit se poursuivre pendant plusieurs semaines encore, avant que le tribunal ne rende son verdict. Mais les reports successifs et les absences de témoins font craindre un allongement supplémentaire de la procédure.









