Les hommes souffrent entre ses mains. Elle est plus gradée qu'eux et est celle qui donne les ordres. Le pouvoir qu'a la cheffe hiérarchique lui monte à la tête et est utilisé le plus souvent pour mettre mal à l'aise ses collaborateurs.
Ayant longtemps gardé le silence, ces derniers décident finalement de parler et de lever la couverture sur les agissements de la compatriote. Ils confient la mission à un porte-parole que nous avons écouté.
Je suis un agent de police en service au CCGMI. Qu'on nous aide à informer notre délégué général du ministère de la sûreté nationale concernant l'enfer que nous vivons dans notre unité depuis quatre ans aujourd'hui.
Pour commencer, nous avons comme chef d'unité la commissaire Ngo Mbenoun Ernestine Brigitte comme commandant opérationnel qui, ci-dessous, passe son temps à faire des choses qui ne respectent pas notre statut.
Notre commandante est trop tribale. Elle passe son temps à sanctionner injustement ses collaborateurs, puis à protéger les siens, qui appartiennent à la même tribu qu'elle.
Dans notre unité, nous ne sommes pas plus respectés par les civils, même lorsque nous sommes en service actif, par exemple en patrouille. Lorsque nous lui faisons un rapport concernant une personne qui a perturbé notre service, elle nous humilie publiquement. Devant l'individu, offrez-lui même une bouteille de whisky et des cadeaux et dites au policier de patrouille de supplier pour obtenir son pardon.
Nous, éléments du CCGMI, dépensons nos propres fonds pour aller prendre ses fonctions à différents postes au sein des services dont le DGSN sait que tous les véhicules de son unité sont en très bon état et en chemin. Si vous avez un accident et décédez, elle informera la DGSN que vous avez décidé d'utiliser vos propres moyens de transport pour vous rendre à leur service, pour lequel des véhicules étaient disponibles.
Nous, les membres du CCGMI disons non à la vente abusive de carburant dans notre unité, pratiquée par Mme NGO Mbenoun, le chauffeur et le technicien. À chaque fois si vous souhaitez faire le plein à la station-service, on vous indiquera que votre commandant a épuisé la quantité pour aujourd'hui.
Même ses employés du secrétariat souffrent des horaires tardifs qu'elle leur impose. Les employés qui sont censés terminer leur service au plus tard à 17 heures finissent par fermer à une heure, deux heures et même quatre heures par fois. L'un de ses véhicules a été attaqué hier à Camair, mais elle continue malgré tout à suivre la même routine. Prière au chef Martin Mbarga Nguele (DG de la police, ndlr) de nous sauver de cette souffrance.
Pour l'instant, la principale concernée n'a pas donné sa version des faits. On doute d'ailleurs qu'elle le fasse.









