En 2025, apprend-on, la croissance économique s’est élevée à 3,7 %, contre 3,5 % en 2024. Du côté de l’offre, la croissance a été tirée par le secteur non pétrolier (en hausse de 4,1 %), soutenu par la production d’énergie grâce au nouveau barrage de Nachtigal (en hausse de 420 mégawatts) ; la construction ; les industries agroalimentaires ; et le trafic de conteneurs (en hausse de 333,3 %) sur le nouveau quai du port de Kribi. En revanche, la production pétrolière a reculé de 8,82 % en 2025 en raison de l’absence de projets d’investissement dans ce secteur.
Du côté de la demande, la croissance a été tirée par la consommation et les investissements publics (en hausse de 15,5 %). L’inflation a baissé à 3,4 %, contre 4,5 % en 2024, reflétant la baisse des prix des denrées alimentaires et du pétrole. Le déficit budgétaire a diminué, passant de 1,5 % du Pib en 2024 à 1,2 % en 2025, grâce aux efforts d’assainissement budgétaire marqués par le contrôle des effectifs de la fonction publique et la poursuite des réformes.
La dette publique reste soutenable (39,4 % du PIB en 2025), mais le Fonds monétaire international estime qu’elle présente un risque élevé en raison d’un endettement excessif. Le déficit courant s’est creusé pour atteindre 3,9 % du PIB en 2025 (3,3 % en 2024), les exportations ayant baissé plus fortement que les importations.
Les réserves de change ont également diminué pour s’établir à 6,1 mois en 2025, contre 6,5 mois en 2024. Le respect des normes prudentielles par 16 banques sur 19 en 2024 témoigne d’un système bancaire résilient même si les créances en souffrance ont atteint 14,9 % en juin 2025 (13,8 % en juin 2024).
En 2022, le taux de pauvreté stagnait à 37,7 %, en baisse par rapport aux 38,6 % enregistrés en 2021. Les inégalités, avec un coefficient de Gini de 0,4, reflétaient ce faible niveau d’inclusion. La baisse des opportunités d’emploi (en recul de 13,1 % en 2024) résultait d’une prise en compte insuffisante des approches à forte intensité de main-d’œuvre dans la conception des projets d’investissement.
En 2025, le taux de chômage était estimé à 9,8 %, contre 9,5 % en 2024. Au cours des deux premiers trimestres de 2025, 199 997 ménages pauvres ont bénéficié de transferts monétaires et 15 300 jeunes entrepreneurs ont reçu un soutien. Le Cameroun s’est classé 155e sur 193 pays selon l’indice de développement humain de 2025, ce qui le maintien dans la catégorie de développement humain moyen.









