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Politique of Friday, 1 October 2021

Source: www.camerounweb.com

Cameroun : le bras de fer se poursuit entre les ONG internationales et le gouvernement

Le gouvernement avait donné fin septembre aux ONG internationales pour régulariser leur situation Le gouvernement avait donné fin septembre aux ONG internationales pour régulariser leur situation

b> • Le gouvernement avait donné fin septembre aux ONG internationales pour régulariser leur situation

• Celle-ci ne compte pas céder aux menaces de l’Etat

• Le bras de fer est loin de trouver son épilogue


Que feront désormais les ONG internationales au Cameroun qui n’ont pas pu régulariser leur situation au regard de l’ultimatum du gouvernement ? Cette question n’est pas anodine. En effet, le gouvernement camerounais avait entamé une opération d’actualisation du fichier des associations et des ONG étrangères exerçant dans le pays. Le gouvernement avait donc demandé à celles qui ne sont pas en règle à se conformer dans un bref délai. Elles avaient donc jusqu’à fin septembre pour le faire. Mais manifestement, les lignes n’ont pas véritablement bougé. D’ailleurs des ONG locales fustigent « une menace sur la liberté d'association au Cameroun ». Elles ont appelé ces organisations étrangères à ne pas se plier à des injonctions qu'elles jugent illégales. La suite risque d’être mouvementée entre les protagonistes. Le gouvernement Camerounais peut-il aller jusqu’à interdire ces organisations d’activité ?

En début de semaine, le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji était revenu sur l’ultimatum donné à ces organisations « Notre logique, c'est d'abord la sensibilisation, l'éducation, ensuite on va passer à l'étape répressive en [...] disant que telles organisations n'ont pas le droit d'exercer au Cameroun, et elles vont plier bagage et on ne va plus parler de ces ONG-là », a souligné à la radio nationale. « Nous leur avons envoyé un communiqué. Vous les connaissez, elles vous font des rapports sur le Cameroun, sur l'état des droits de l'homme, sur ceci ou cela. Le moment est venu de savoir si ces gens ont le droit de travailler ici. Nous devons être regardants sur cette question-là », a-t-il relevé.

Mais les lignes n’ont pas bougé. D’ailleurs les organisations non gouvernementales internationales peuvent compter sur le soutien de leurs partenaires locaux.

« Ce communiqué du ministre de l’administration territoriale aux allures d’un ultimatum, est tout simplement illégal. Il demande ce qu’il n’a pas le droit de demander. On ne peut pas avoir un gouvernement et des autorités, qui bombent le torse, qui tapent sur qui elles veulent… on est dans de l’arbitraire pure et dure. Nous faisons notre travail dans la légalité totale. Nous n’avons peur de rien », a déclaré Cyrille Rolande BECHON première responsable de Nouveau droit de l’Homme, une ONG française installée au Cameroun depuis 24 ans.

Le bras de fer continue donc.

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