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Actualités of Wednesday, 17 November 2021

Source: www.camerounweb.com

Attentat à l’Université de Buea : en colère, les Enseignants projettent des actions

Les étudiants à l'UB Les étudiants à l'UB


• Le SYNES annoncent des mouvements de débrayage dans les Universités publiques

• Les enseignants veulent plus de sécurité

• Cette sortie est consécutive à l’attentat à la bombe à l’Université de Buea


Le mercredi 11 novembre dernier, un attentat a frappé l’université de Buea, principale ville de la région du Sud-ouest secouée par la crise anglophone depuis cinq ans. Cette attaque revendiquée par une faction séparatiste a fait 11 blessés graves dans un amphithéâtre de ladite université. Depuis, cette escalade de la violence dans la zone anglophone fait réagir dans la classe politique et au-delà. Les représentations diplomatiques ont également réagi.

A travers cette explosion, c’est l’éducation nationale qui a été attaqué et cela ne pourrait en aucune manière, laissé indifférente la communauté éducative surtout universitaire. Cette situation a poussé le Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SYNES) à sortir de sa réserve pour annoncer des actions d’envergure si rien n’est fait pour renforcer la sécurité autour des Université publiques. Dans le communiqué signé par son secrétaire général Blaise Mtopi Fotso le 15 Novembre 2021, le Bureau Exécutif National signale que cet incident vient s’ajouter « à de nombreux cas d’enlèvement des enseignants des universités de Buea et de Bamenda ». Il rappelle que le décompte final des rançons payées pour obtenir la libération de leurs collègues est estimé pour la seule université de Bamenda, à 200 millions de Francs CFA.

Tout en adressant ses « sincères condoléances » aux familles éprouvées par la crise anglophone, le SYNES « condamne avec la dernière énergie » les auteurs de l’explosion de l’amphithéâtre de l’université de Buea et les preneurs d’otages. Il appelle ceux qui ont pris les armes à donner une chance à la paix en se rendant disponibles pour un dialogue en vue du retour à la paix dans les régions anglophones. Le Syndicat des enseignants du supérieur appelle le gouvernement « à prendre le leadership pour une résolution pacifique du conflit ». Cela dit, il compte passer à la vitesse supérieure .Le SYNES « informe la communauté nationale et internationale de ce qu’en l’absence d’initiatives en faveur de la paix, et en cas de nouvelles atteintes à la liberté, à l’intégrité corporelle ou à la vie d’un membre de la communauté universitaire nationale, le BEN SYNES se verrait obligé d’envisager purement et simplement la suspension des activités académiques dans les universités d’Etat pour préserver la vie des étudiants et des personnels enseignants et non enseignants jusqu’à ce que les conditions soient à nouveau réunies pour une reprise sereine des activités d’enseignement et de recherche », lit-on dans le communiqué.

La situation est vraiment préoccupante. Le monde université a plus que besoin de la sécurité et de la sérénité pour la poursuite des activités.

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