Actualités of Tuesday, 3 February 2026

Source: www.camerounweb.com

Affaire bébé Mathis : Lydol brise le silence et dément toute tentative de corruption

Lydol brise le silence et dément toute tentative de corruption Lydol brise le silence et dément toute tentative de corruption

Accusée sur les réseaux sociaux d'avoir tenté de corrompre des juges pour faire libérer son père, condamné dans le meurtre du petit Mathis, l'artiste camerounaise Lydol a publié un démenti catégorique ce lundi. Une mise au point ferme face à une polémique qui enfle depuis plusieurs jours.


Les réseaux sociaux camerounais sont en ébullition depuis l'apparition d'une publication explosive attribuée au lanceur d'alerte N'zui Mento. L'information qui circule est grave : Lydol, fille de Dagobert Nwafo, l'homme accusé du meurtre du bébé Mathis en mai 2025, aurait entrepris des démarches pour faire libérer son père de prison moyennant la somme de huit millions de FCFA.


Dans sa publication largement relayée, N'zui Mento affirme que depuis sa cellule à Kondengui, Dagobert Nwafo se vanterait quotidiennement de son crime auprès de ses codétenus. Plus troublant encore, il aurait déclaré que sa fille, artiste musicienne, négocierait actuellement avec un juge la somme de 8 millions de FCFA pour lui éviter la peine de mort.


« Nwafo Dagobert ne nourrirait aucun regret en prison. Depuis Kondengui, il se réjouirait quotidiennement de son crime et déclarerait que sa fille négocie la somme de 8 000 000 FCFA auprès d'un juge afin d'échapper à la peine de mort. "Je ne serai pas condamné à mort… au pire, ce sera 15 ans", se vanterait le criminel », révèle le lanceur d'alerte.

Ces allégations ont provoqué une véritable onde de choc sur les plateformes numériques, où les internautes ont exprimé leur indignation face à ce qui apparaîtrait comme une tentative de manipulation de la justice.

Face à la tempête médiatique, la slameuse camerounaise n'a pas tardé à réagir. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook ce lundi, Lydol a formellement démenti toute implication dans une quelconque tentative de corruption.
« Depuis quelques heures, des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux m'accusant d'avoir corrompu un juge à hauteur de huit millions de francs CFA dans le cadre de l'affaire Mathis. Je tiens à démentir formellement ces allégations », a-t-elle déclaré avec fermeté.

L'artiste a insisté sur sa position claire depuis le début de cette tragédie : « Comme je l'ai toujours affirmé, dans cette affaire, je souhaite uniquement que la justice soit rendue, dans le strict respect des lois de la République du Cameroun. »

Dans sa mise au point, Lydol a tenu à établir une distinction fondamentale : « Je suis certes la fille de Dagobert Nwafo, mais je ne suis pas complice d'un meurtrier. » Une phrase qui résume toute la complexité de sa situation : déchirée entre ses liens filiaux et son devoir moral face à un acte qu'elle condamne.
L'artiste a également tenu à clarifier sa position vis-à-vis de l'appareil judiciaire : « Je ne connais aucun juge camerounais, je ne suis en contact avec aucun d'entre eux, et je n'ai corrompu qui que ce soit. On m'attribue à tort un pouvoir et des actes que je n'ai ni exercés ni possédés. »

Loin de chercher à entraver le cours de la justice, Lydol a réaffirmé sa volonté de voir son père « répondre de ses actes ». « Pour le reste, je fais confiance à la justice camerounaise pour établir les faits et dire le droit », a-t-elle conclu, renvoyant ainsi la balle dans le camp des institutions judiciaires.

L'affaire du meurtre du petit Mathis, survenu en mai 2025 à Yaoundé après une banale dispute entre adultes, avait profondément choqué l'opinion publique camerounaise. Le fait qu'un différend entre deux hommes ait pu conduire au poignardage mortel d'un enfant de cinq ans avait suscité une vague d'émoi nationale.

Neuf mois plus tard, alors que la procédure judiciaire suit son cours, cette nouvelle polémique autour d'une prétendue tentative de corruption vient raviver les tensions et interroger sur la crédibilité des informations qui circulent sur les réseaux sociaux.

La justice camerounaise devra trancher non seulement sur la culpabilité de Dagobert Nwafo dans le meurtre du bébé Mathis, mais également établir la vérité sur ces allégations de corruption qui pèsent désormais comme une ombre sur cette tragédie familiale.