Actualités of Monday, 12 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Jeune Afrique revient sur la trajectoire de Maurice Kamto, d’espoir de l’opposition à figure contestée, à travers les voix de ses soutiens, de ses anciens cadres et même de ses adversaires.
Le magazine rappelle la conférence de presse du 8 octobre 2018 à Yaoundé, où le candidat du MRC s’est proclamé vainqueur après plus de trois heures d’attente. Un communicant présent raconte à Jeune Afrique avoir retenu une phrase : Kamto y promettait, après sa victoire, de garantir la sécurité de Paul Biya et de sa famille. Pour un professeur cité par le magazine, il avait « pris le système de vitesse ».
Selon Jeune Afrique, un cadre du RDPC admet que Kamto « aurait pu être une menace » et que le parti au pouvoir avait anticipé et pris ses dispositions pour le combattre, notamment lors de sa candidature aux législatives de 2013 à Yaoundé. Le magazine rapporte aussi que, sous l’influence de son conseiller Alain Fogue, qui prône la mobilisation de la rue, Kamto a imprimé sa marque au MRC et écarté les cadres les moins virulents.
Le magazine donne la parole à un ancien cadre du parti, plus sévère. Il juge que le MRC est allé devant le Conseil constitutionnel sans assez de procès-verbaux pour prouver sa victoire, et qualifie de « château de cartes » l’aura de l’époque. Il affirme aussi que le boycott des législatives de 2020 a été décidé par Kamto seul, sans consulter le directoire. Ce sont les opinions d’un ancien du parti, que Jeune Afrique rapporte sans les trancher.
Un autre interlocuteur du magazine estime que ce boycott a fait perdre du crédit au MRC et permis au régime de l’enfermer dans l’origine bamiléké de son chef.