Le ministre des Travaux publics revient sur le corridor Mora-Dabanga-Kousseri à partir du 28 octobre. Cette nouvelle descente intervient alors que plusieurs lots du Grand Nord affichaient récemment des taux d’exécution très faibles malgré des marchés importants.
La note d’information annonce une inspection des travaux sur le corridor, y compris la voie de contournement de Kousseri. Le projet est stratégique pour la Nationale n° 1 et les échanges vers le Tchad. Une section de 22 kilomètres entre Mora et Tchakamari avait été présentée comme achevée, tandis que quatre autres lots, signés pour près de 192 milliards de FCFA, se situaient encore entre 1 % et 6 % d’exécution lors d’une revue de septembre.
Les contraintes citées comprennent la saison des pluies, la sécurité, la libération des emprises, les paiements et la mobilisation des entreprises. Ces facteurs peuvent expliquer des retards, mais ils doivent être associés à des responsabilités et des échéances. Une visite ministérielle utile devrait publier, lot par lot, le délai consommé, les avances versées, l’exécution physique et financière, ainsi que les pénalités ou mises en demeure.
Pour les habitants et transporteurs, l’indicateur le plus concret reste le temps de trajet et la praticabilité en toute saison. Le corridor ne relie pas seulement des villes ; il porte des denrées, des voyageurs et le commerce sous-régional. Le suivi public doit se poursuivre après le départ du ministre. Les pourcentages du 28 octobre permettront de dire si les entreprises ont réellement accéléré depuis la dernière revue.









