Les femmes représentent une part majeure de la main-d’œuvre agricole, tout en étant particulièrement exposées aux sécheresses et aux pluies irrégulières.
Une centaine de femmes venues de douze pays africains participent à Yaoundé à quatre jours de travaux consacrés à la justice climatique. L’initiative de Green Development Advocates réunit des responsables d’ONG, entrepreneures et représentantes de la société civile.
Le thème, “Nos terres, nos voix”, place au centre les ressources gérées collectivement : terres, forêts et eau. Les participantes veulent renforcer le plaidoyer pour l’adaptation et pour des réparations demandées aux pays et acteurs historiquement les plus polluants.
Cette approche part d’une réalité économique. Les femmes représentent environ la moitié de la main-d’œuvre agricole évoquée par les organisateurs. Lorsque les pluies deviennent imprévisibles, elles perdent à la fois des récoltes, des revenus et du temps, notamment lorsque les points d’eau s’éloignent.
La justice climatique ne peut toutefois rester un langage de conférence. Les conclusions devront se traduire en demandes précises : financement direct des organisations locales, sécurisation foncière, accès aux semences adaptées, assurance agricole et participation aux décisions budgétaires.
Yaoundé accueille ainsi une coalition régionale. Sa force dépendra de la capacité à publier des engagements mesurables et à suivre l’argent destiné à l’adaptation jusqu’aux communautés concernées.









