Le nom d’Antoine Ntsimi, ancien ministre des Finances et actuel PCA de la SOCADEL, est cité dans un ancien litige foncier à Yaoundé, dans le secteur de Bastos-Nkoletong-Nyada. Une famille affirme avoir été privée depuis 2012 d’une parcelle d’environ 1 100 m² qu’elle occupait depuis 1987, après la démolition de deux villas, malgré des décisions judiciaires et l’obtention ultérieure d’un titre foncier et d’un certificat de propriété.
Le nom d’Antoine Ntsimi, ancien ministre des Finances et actuel président du conseil d’administration de la SOCADEL, est cité dans un vieux conflit foncier à Yaoundé. Une famille affirme ne toujours pas pouvoir jouir d’une parcelle d’environ 1 100 m² située derrière le Palais des Congrès, dans le secteur Bastos-Nkoletong-Nyada, malgré une décision judiciaire qu’elle dit avoir obtenue en sa faveur et l’établissement ultérieur d’un titre foncier.
La famille occupait les lieux depuis 1987 et la mère y avait construit deux villas. Antoine Ntsimi se serait installé dans le voisinage vers 1989. Les relations auraient commencé à se détériorer vers 1995, après plusieurs propositions d’achat de la parcelle que la propriétaire aurait refusées.
Le conflit prend une autre dimension en 2012. Alors que la mère de famille se trouve en France pour des soins, ses proches affirment recevoir un jeudi une notification d’huissier ordonnant de libérer les lieux. Quelques jours plus tard, racontent-ils, un important dispositif de policiers et de gendarmes intervient et les deux villas sont démolies.
La famille soutient que la procédure trouvait initialement son origine dans un différend portant sur une petite parcelle voisine d’environ 100 m², acquise auprès d’un membre d’une famille autochtone. Elle affirme ne pas comprendre comment ce contentieux aurait finalement abouti à son éviction de la parcelle principale de 1 100 m².
Une longue bataille judiciaire s’engage alors. Selon les plaignants, le Tribunal de grande instance leur donne gain de cause en 2017. Ils affirment avoir ensuite obtenu un titre foncier et un certificat de propriété, leur mère étant décédée deux mois avant l’aboutissement de ces formalités.
C’est au cours de ces procédures que la famille dit avoir constaté l’intervention d’avocats représentant les intérêts d’Antoine Ntsimi et évoque également une société dénommée La Butte Verte, qu’elle présente comme dirigée par son épouse.
Aujourd’hui encore, les héritiers assurent être dans l’impossibilité d’accéder normalement à leur propriété. Ils accusent Antoine Ntsimi d’avoir fait installer un conteneur à l’entrée du terrain avec des hommes chargés d’en contrôler l’accès. La famille dit avoir adressé des correspondances et sommations à plusieurs autorités, y compris à la Présidence de la République, sans solution définitive à ce jour.
Ces accusations interviennent alors qu’Antoine Ntsimi est revenu au premier plan institutionnel en 2026 : le décret du 4 mai 2026 le désigne parmi les administrateurs de la nouvelle Société camerounaise d’électricité, dont il a ensuite pris la présidence du conseil d’administration.
Boris Bertolt









