Une frontière économique fonctionne mal lorsque le camion répète les mêmes formalités de chaque côté. À Mfum, le poste unique promet une seule chaîne de contrôle ; sa crédibilité dépendra du temps réellement gagné par les transporteurs.
Le directeur général des Douanes camerounaises, Edwin Fongod Nuvaga, a effectué le 8 septembre une visite de travail au poste de contrôle unique frontalier de Mfum, point important du corridor entre le Cameroun et le Nigeria. L’administration a présenté la séquence comme un renforcement de la coopération bilatérale.
Un poste unique doit permettre aux services des deux pays de travailler dans un espace coordonné, de partager certaines informations et de réduire les contrôles redondants. Pour les commerçants, l’enjeu est le délai de passage ; pour les États, il concerne recettes, sécurité et traçabilité.
La frontière reste aussi un lieu de vie pour de petits opérateurs souvent éloignés des procédures formelles.
Une modernisation inclusive doit publier les tarifs, proposer des recours, limiter les paiements en espèces et distinguer facilitation du commerce légal et lutte contre les trafics.
Le prochain bilan devrait mesurer durée moyenne d’un passage, volume traité, incidents, disponibilité du système et plaintes des usagers. L’intégration ne se photographie pas seulement lors d’une visite : elle se vérifie chaque fois qu’un camion ou une commerçante traverse sans coût imprévu.









