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Regional News of Tuesday, 17 October 2017

Source: journalducameroun.com

Région de l’Est: difficile cohabitation entre réfugiés et autochtones


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Les autorités camerounaises et centrafricaines se concertent pour encourager le rapatriement volontaire de ces populations.

Selon de récentes statistiques, dans la région de l’Est, 30% de la population réfugiée centrafricaine vit dans les camps spécialisés. Les 70% autres sont accueillis dans des communautés hôtes des différentes localités de la région. Cette solidarité n’est pas sans conséquence pour les riverains, qui se plaignent de plus en plus de l’inconfort lié à cette cohabitation. Les réfugiés centrafricains au Cameroun sont, par exemple, tenus pour responsables de l’insécurité grandissante dans différentes zones de la région.

« Il ne se passe plus un jour ici sans qu’on enregistre un cas de cambriolage dans le village, sans qu’un cas d’agression ne soit signalé, ce qu’on ne connaissait pas dans le village avant l’arrivée des réfugiés », se plaint un habitant de Gado Badzere. « On n’arrive même plus à manger à notre faim car les prix des denrées alimentaires ont connu une flambée…les réfugiés pillent nos champs dans la nuit. Ils vont dans nos plantations et récoltent les vivres, même lorsque ce n’est pas encore la saison des récoltes », dénonce une riveraine du village Zembe Borongo.

Ces accusations ne sont pas réfutées par les réfugiés. Mais ceux-ci se justifient par la précarité de leurs conditions de vie. «Ces actes sont à mettre à l’actif de la famine, du chômage des jeunes. Voilà pourquoi ils sont parfois tentés d’aller voler, voire poser des actes qui sont condamnables par la loi », affirme Ismaila Ntoti-Djo secrétaire général du comité des sages du camp de réfugiés de Gado cité par le quotidien Le Jour.

Face à cette situation, l’une des solutions serait que ces réfugiés retournent dans leur pays. La question est : comment procéder? Un atelier tenu à Bertoua le 12 octobre dernier avait pour but de réfléchir aux méthodes envisageables pour encourager leur rapatriement volontaire.

Les autorités camerounaises et centrafricaines réfléchissent aux préalables à réunir pour accompagner ceux qui, par exemple, ont tout perdu en République centrafricaine.

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