Le Cameroun attribue 2,439 milliards de FCFA de marchés pour quatre retenues d’eau pastorales dans le Mayo-Tsanaga. Le délai annoncé est de six mois, mais ni la capacité des ouvrages ni le nombre d’éleveurs bénéficiaires ne sont encore publiés.
Foullah Edifice Cameroun obtient deux contrats totalisant 1,171 milliard de FCFA pour Wazla-Ouda et Yakamkleu. ECTP CAM reçoit 822,5 millions pour Madama, tandis qu’un groupement formé par Zhuoyi Construction et Ets Prams Golden obtient 445 millions pour Ghoumeu-Ghameu. Les quatre attributions, signées le 19 octobre dans le cadre du PIDACC bassin du Niger, sont inférieures de 42,5 millions de FCFA aux estimations initiales.
Les travaux comprennent terrassements, génie civil, canaux, forages et équipements. Le Fonds africain de développement couvre les dépenses hors taxes ; les taxes relèvent de la contrepartie camerounaise. Dans une région où la saison sèche concentre les troupeaux autour de rares points d’eau, les retenues peuvent réduire les déplacements, les pertes animales et certains conflits d’usage. Mais un ouvrage sans dispositif de gestion peut rapidement s’ensabler, se dégrader ou devenir l’objet d’une appropriation locale.
Les contrats doivent encore être formalisés et la date de démarrage n’est pas indiquée. Avant les travaux, le programme devrait publier la capacité de chaque retenue, les études environnementales, les comités d’usagers et les budgets d’entretien. Les besoins des femmes, souvent responsables de l’eau domestique, doivent aussi être distingués de ceux du bétail. Le vrai résultat ne sera pas quatre rubans coupés, mais de l’eau disponible en fin de saison sèche et des règles d’accès acceptées.









