Actualités Régionales of Monday, 1 June 2026

Source: www.camerounweb.com

Douala : Encore un enfant de 3 ans victime de v!ol présumé dans un établissement scolaire

Cette affaire a suscité une vive inquiétude parmi les parents d’élèves Cette affaire a suscité une vive inquiétude parmi les parents d’élèves

Une affaire préoccupante suscite l’émotion dans la ville de Douala après l’agression sexuelle présumée d’un enfant de trois ans au sein d’un établissement préscolaire.

Selon les informations relayées par le lanceur d’alerte N’zui Manto, une mère de famille aurait constaté des signes inhabituels sur son fils après l’avoir récupéré à la sortie du Centre social pilote situé au quartier Nylon. Inquiète, elle aurait conduit l’enfant dans un centre de santé afin qu’il soit examiné par des professionnels.

À l’issue des examens médicaux, l’enfant aurait présenté des signes compatibles avec une agression. Interrogé, le mineur aurait cité le nom de « Tonton Junior », présenté comme étant le fils d’une enseignante de l’établissement.

Le lundi 1er juin, la mère de l’enfant, accompagnée de plusieurs femmes du quartier, s’est rendue au domicile de l’enseignante concernée afin d’obtenir des explications. Selon les témoignages recueillis, celle-ci aurait affirmé que son fils était absent. Quelques instants plus tard, dans un contexte de forte tension, le jeune homme aurait quitté les lieux précipitamment.

Alertées, les forces de l’ordre sont intervenues afin de sécuriser la zone et prévenir tout acte de violence ou de justice populaire.

Cette affaire a suscité une vive inquiétude parmi les parents d’élèves. Plusieurs d’entre eux ont décidé de faire examiner leurs enfants dans des structures de santé afin de s’assurer qu’ils n’aient pas été victimes d’éventuelles agressions.

Une enquête devrait permettre d’établir les circonstances exactes des faits et de déterminer les responsabilités éventuelles.

Il faut rappeler que face à cette situation préoccupante, le Barreau appelle les acteurs de la chaîne pénale à faire preuve de la plus grande fermeté dans le traitement de ces affaires. Il condamne avec vigueur les arrangements à l’amiable entre les familles des victimes et les auteurs présumés, rappelant que les droits et l’intégrité des enfants ne peuvent faire l’objet d’aucune négociation.

L’Ordre des avocats avertit également que les parents qui accepteraient des compensations financières pour étouffer de tels crimes pourraient être poursuivis pour complicité. Cette mise en garde fait notamment référence à l’affaire survenue dans le département de la Momo, où un homme âgé aurait versé 30 000 FCFA pour éviter des poursuites après le viol présumé d’une mineure.

Par ailleurs, le Barreau exhorte les ministères de l’Éducation de base et des Enseignements secondaires à renforcer les enquêtes de moralité lors du recrutement du personnel enseignant, en particulier dans les établissements privés. Il recommande également une collaboration accrue avec les services des Affaires sociales afin d’intensifier les actions de sensibilisation et de protection des enfants.

Afin d’accompagner les victimes et leurs familles, le bâtonnier Eric Mbah a annoncé la création d’une cellule spéciale d’assistance juridique composée de :

* Maître Memong Philippe Olivier, président ;
* Maître Zangue Serges Martin, rapporteur ;
* Maître Mbuyah Gladys Fri ;
* Maître Tchakounte Charlotte ;
* Maître Nkongme Dorcas Mirette ;
* Maître Njie Jude Mokom.

Cet organe a en outre pour mission l'assistance, le conseil et la défense des enfants victimes.

Les dénonciations des personnes victimes de viols atteignent un seuil critique.
«L’horrible constat est celui selon lequel, le diable est désormais à l’école et se dissimule derrière la blouse pourtant noble des enseignants», déplore Me Mbah Eric Mbah. Et d’ajouter : « Ainsi l’école qui était un lieu sûr pour les enfants serait elle aussi en voie d’être infestée par les criminels sexuels ».

Un numéro dédié a été mis à la disposition du public : 654 815 610.